
Une revendication publiée le jeudi 15 octobre 2026, dans un journal proche de l'État islamique. « Les bilans de l'EIS sont toujours mensongers », explique un chercheur spécialiste du terrorisme en Afrique. Plusieurs sources spécialisées assurent pour leur part que les morts sont nombreux des deux côtés et que des commandants de l'État islamique au Sahel ont été tués par le Jnim. Le Jnim n'a, de son côté, pas communiqué officiellement sur ces affrontements. En tout état de cause, aucun bilan fiable et indépendant ne peut être établi à ce stade sur ces combats de très grande ampleur, qui ont rassemblé plusieurs centaines de combattants.
Car si le Jnim et l'État islamique combattent tous deux les régimes sahéliens au nom, selon eux, de l'Islam, leurs conceptions doctrinales et leurs stratégies de long terme divergent, interdisant toute alliance et suscitant ces affrontements sanglants. « Les deux groupes partagent le même espace vital potentiel et les mêmes bassins de recrutement, c'est structurellement une rivalité », a indiqué un journaliste spécialisé dans les questions du Sahel.