
D'un côté, un train Iryo, exploité par la compagnie privée. De l'autre, un train Renfe, de la compagnie publique. Les deux rames se sont percutées de plein fouet. Le choc a été d'une violence inouïe. Deux voitures ont déraillé et ont fini leur course en contrebas du talus. Sur place, les images sont insoutenables. Notre confrère de l'AFP parle de ferraille enchevêtrée. Autour, c'est l'effervescence totale. Les routes ont même dû être coupées pour laisser passer les secours. Pour l'instant, le bilan fait état de 40 morts dans le train Iryo et 24 dans celui de la Renfe.
Mais il est encore provisoire. Les secouristes tentent toujours d'accéder aux parties les plus enfoncées des wagons. Le président de la région, Emiliano Garcia-Page, ne cache pas son inquiétude : « C'est monstrueux, et le chiffre va malheureusement encore grimper ». On dénombre aussi des dizaines de blessés graves. Alors, que s'est-il passé ? Pour l'heure, mystère total. Ni les autorités régionales ni la ministre de la Santé, Monica Garcia, n'ont d'explication. Ce drame réveille de douloureux souvenirs. En janvier dernier déjà, 46 personnes avaient péri dans une collision similaire à Adamuz, en Andalousie. Et comme si cela ne suffisait pas, il survit en pleine campagne pour les législatives du 29 novembre.
À Madrid, l'émotion est vive. Le Premier ministre Pedro Sanchez s'est dit « consterné » sur X et se rend sur les lieux. Le roi Felipe VI, lui, a déclaré « une terrible tragédie ». Conséquence immédiate : tout le trafic ferroviaire est à l'arrêt entre Madrid et l'Andalousie, a confirmé ADIF, qui gère le réseau.