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Après la condamnation pour viol de Ben Badi : La Ligue salue la décision de la justice ivoirienne 

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La Ligue ivoirienne des droits des femmes à travers sa Secrétaire générale, Désirée Deneo, a, dans un communiqué en date du 22 avril 2026, salué la décision de condamnation d’Abdoulaye Traoré dit Ben Badi pour viol. 

Dans son communiqué consulté par Lavenir.ci, la Ligue a salué le travail de la justice ivoirienne. Elle indique que la condamnation de l’ex-footballeur intervient dans « un contexte où la parole des femmes est trop souvent mise en doute, discréditée ou réduite au silence, la justice ivoirienne envoie un message clair : les violences faites aux femmes ne doivent plus être banalisées ». Abdoulaye Traoré dit Ben Badi a en effet été condamné à trente-six (36) mois de prison, au paiement de quinze (15) millions de francs CFA à la victime, à dix (10) ans de privation de ses droits civiques ainsi qu’à une interdiction de paraître à Bouaké pendant cinq (5) ans. L’affaire date du 31 mars 2021. Date à laquelle la Ligue ivoirienne des droits des femmes publiait un communiqué au sujet de l’affaire opposant dame E.L. à Abdoulaye Traoré, dit Ben Badi, qu’elle accusait de viol. 

A la suite de la décision rendue par la justice ivoirienne, la ligue ivoirienne des droits des femmes qui dit avoir suivi et assisté la survivante en 2021 se réjouit de cette décision. « Elle constitue une avancée importante dans la lutte contre l’impunité des violences sexuelles et sexistes », peut-on lire dans le communiqué avant d’exprimer sa gratitude à Me Doumbia et Me Traoré, qui ont accompagné dame E.L. tout au long de ce marathon juridique. 

Par ailleurs, « la Ligue a salué le courage et la détermination de Dame E.L qui a tenu bon malgré les pressions et les tentatives de décrédibilisation de la violence qu'elle a subie ». Pour la Ligue, « cette décision ne doit pas être une exception, mais le début d’un changement structurel ». C’est pourquoi, appelle-t-elle « les institutions judiciaires, les médias et l’ensemble de la société à prendre leurs responsabilités pour garantir l’accès à la justice, la protection et la dignité des survivantes ».