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Kouriol Yao à propos des licences de spectacles : « C’est un signal fort qui montre la volonté de structurer notre corporation »

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Artiste, promoteur de spectacles, entrepreneur culturel et patron d’une société de sécurité privée, Kouriol Yao s’est prononcé sur l’arrêté N°750/MCF/CAB du 14 octobre 2025 déterminant le régime juridique des entrepreneurs de spectacles vivants sur le territoire national. Il a salué l’initiative qui selon lui est un « signal fort » pour la structuration du secteur du spectacle vivant en Côte d’Ivoire. 

Alors que l’incompréhension autour de l’arrêté N°750/MCF/CAB du 14 octobre 2025 déterminant le régime juridique des entrepreneurs de spectacles vivants sur le territoire national fait débat et est sujet à plusieurs polémiques, le promoteur ivoirien Kouriol Yao basé en France a salué l’initiative portée par la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck. Organisateur du récent concert de Didi B au Zénith de Paris, Kouriol Yao s’est réjoui de la mise en place d’une telle initiative qui selon lui est un « signal fort » pour une meilleure professionnalisation du secteur du spectacle vivant en Côte d’Ivoire. « Nous saluons l’initiative. C’est un signal fort qui montre la volonté de structurer notre corporation et d’instaurer plus de sérieux. Et qu’il n’y aura plus de privilégiés », s’est-il réjoui. 

Tout en appelant à la transparence dans l’utilisation des fonds ainsi que des probables subventions qui pourraient être affectés aux promoteurs en règle, Kouriol Yao a toutefois invité au dialogue. « Dans ce cas, il faut maintenant s’assurer de la transparence dans l’utilisation de ces fonds et que les moyens seront donnés à tous pour y contribuer », a-t-il recommandé non sans plaider pour une révision des montants à payer pour l’acquisition des licences. « J’appelle au dialogue pour que chacun puisse jouer sa part et que nous trouvions ensemble un montant juste et applicable à tous », a-t-il proposé.

Patron de Kyz Productions, structure ayant fait ses preuves en Côte d’Ivoire et à l’international à travers l’organisation de plusieurs spectacles dont ceux de Didi B et Les Patrons au Zénith de Paris, Kouriol Yao estime avoir l’expérience nécessaire pour être force de propositions. « Nous pensons pouvoir être utile et force de proposition dans la réflexion », indique-t-il affirmant que si les modalités pour l’acquisition de la licence d’exploitation de spectacle vivant en Côte d’Ivoire sont validées, il est préférable de s’y accommoder. Et espérer que l’arrêté N°750/MCF/CAB du 14 octobre 2025 déterminant le régime juridique des entrepreneurs de spectacles vivants sur le territoire national puisse contribuer durablement à la professionnalisation du secteur.  

Le mardi 23 décembre 2025, la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, présentait, au Musée des civilisations de Côte d’Ivoire au Plateau, l’arrêté N°750/MCF/CAB du 14 octobre 2025 déterminant le régime juridique des entrepreneurs de spectacles vivants sur le territoire national aux faitières ainsi qu’aux acteurs de l’industrie du spectacle. Elle leur avait dit à cet effet que ledit arrêté devrait fin au désordre dans le secteur tout en fixant les conditions d’exercice du métier d’entrepreneur de spectacles vivants à travers la détention et l’obtention d’une licence. 

Les professionnels, les acteurs et les faitières du secteur présents lors de cette rencontre avaient tous salué l’arrivée d’un tel arrêté visant à encadrer, assainir et professionnaliser le secteur du spectacle vivant en Côte d’Ivoire. Au nom des faitières, des acteurs ainsi que des professionnels du secteur des spectacles vivants, Victor Yapobi, président de l’Association des promoteurs de spectacles de Côte d’Ivoire (Aprosci) avait alors indiqué que cela faisait plusieurs décennies qu’ils attendaient une telle loi. « Avant, c'était la cacophonie. Quelqu’un qui a eu 200 millions F CFA va faire venir un artiste et quand ça se passe mal, ce sont toujours les artistes, les promoteurs de spectacles locaux qu’on va accuser. C’est pourquoi je me réjouis qu’enfin notre secteur se dote désormais d’une loi. Cela fait vraiment longtemps qu'on attendait cette loi. C'est vraiment formidable », s’était-il réjoui. 

Cet arrêté dont l’ambition est la protection de toute la chaîne de valeur découle d’un décret du président de la République signé en 2021, le décret N ° 2021-622 du 20 octobre 2021 portant organisation des spectacles vivants sur le territoire national. 

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