Culture

Licence des spectacles : Ce qu'il faut savoir sur cette affaire qui fait tant parler !

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Les modalités de l’arrêté N°750/MCF/CAB du 14 octobre 2025 déterminant le régime juridique des entrepreneurs de spectacles vivants en Côte d'Ivoire, impulsées par le ministère de la Culture et de la Francophonie il y a quelques jours, continuent de faire parler.

Si cette décision semble salutaire pour les promoteurs de spectacles, son application semble poser des problèmes à ces derniers. Et pour cause, elle recommande aux promoteurs de spectacles de Côte d'Ivoire de consentir des efforts financiers. Et ce, à hauteur de dix millions de FCFA. Mais la mise en place d'une décision qui a pour objectif d'assainir le secteur d'activité doit-elle uniquement s'arrêter sur les frais exigés ? Nous ne le pensons pas. Et c'est pourquoi la rédaction de _Lavenir.ci_ a décidé de lever le voile sur cette affaire qui continue de faire grincer des dents. 

Rappelons que le décret a été signé pour la première fois en 2021 par le président de la République, Alassane Ouattara. Par la suite, ce sont les acteurs eux-mêmes qui ont pris les devants pour élaborer des propositions. C'est en octobre 2025 que l'arrêté a vu le jour et, à la faveur d'une rencontre d'échanges qui a eu lieu le 23 décembre 2025, au Musée des civilisations, les acteurs ont assisté à la présentation de cet arrêté. Toutes les questions et préoccupations ont été posées, levées et toutes les réponses ont été apportées par les membres du ministère de la Culture et de la Francophonie. 

Et c'est justement à cette occasion que les promoteurs ont pris connaissance du fait que la mise en place de cette mesure aurait lieu six mois après cette rencontre. D'où vient donc cet étonnement des uns et des autres qui semblent déjà avoir oublié ? Pour ce qui est du montant, il faut savoir que les premiers cinq (5) millions dont il est question couvrent trois (3) ans, à raison d'environ 133 000 FCFA par mois.

Pour ce qui est des cinq (5) autres millions dédiés à la caution bancaire, ce qu'il faut savoir, c'est qu'ils sont destinés à couvrir tout ce qui est faille lors de l'événement organisé, c'est-à-dire les dettes, les artistes qui signent, prennent des cachets et qui disparaissent ou des artistes n'ayant pas reçu leur paie après prestation... En clair, cette caution est une assurance qui peut également permettre au promoteur de contracter une dette auprès d'une banque. 

De son côté, le ministère dirigé par Françoise Remarck s'est toujours inscrit dans une démarche inclusive. Aussi, il faut savoir que l'État a des responsabilités à faire respecter et à appliquer afin de mieux structurer et professionnaliser le secteur. Il s'agira donc, dans le développement de cette mesure, de mettre fin à ces concerts qui, prévus pour une certaine heure, démarrent quatre ou cinq heures plus tard. Les promoteurs ne sont pas sans savoir que toutes ces heures d'attente du public, où les portes des salles de spectacle sont ouvertes, où l'électricité est mise à contribution, l'eau est utilisée sans compter... augmentent les factures. 

En outre, nombreux sont ces promoteurs qui sont sollicités pour "quelques" à l'arrivée des artistes étrangers ici en Côte d'Ivoire. Mais ces promoteurs ivoiriens ne sont pas payés à leur juste valeur. Ainsi, cette mesure vient pour protéger le promoteur.

Avec sa licence, il sera désormais mieux protégé, respecté pour sa prestation qui est en réalité un métier qu'il faut respecter. L'on ne compte plus le nombre de promoteurs de spectacles qui ont recours à l'aide du ministère pour assurer leurs besoins personnels, pour aider à gérer certaines factures souvent salées après un événement.