
Même si la décision de l'arrêté n°750/MCF/CAB du 14 octobre 2025, déterminant le régime juridique des entrepreneurs de spectacles vivants, a déjà été expliquée par le ministère de tutelle et publiée sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes peinent encore à comprendre ce nouveau concept de "Licence". C'est ce qui a poussé l'opérateur économique et personnalité connue des réseaux sociaux en Côte d'Ivoire, Alban M'lan, à "mieux" expliquer cette décision.
Dans sa publication du jeudi 30 juillet 2026 sur sa page Facebook, Alban M'lan a pris un exemple clair afin de se faire comprendre. "Avec les nouvelles règles imposées par le ministère de la Culture, pour organiser par exemple une Garba party géante à la place CP1 en espérant mobiliser 2000 personnes, il va falloir dépenser 12 millions de FCFA uniquement pour les démarches administratives", a-t-il lancé d'emblée. À l'en croire, dans l'hypothèse où un jeune entrepreneur décide d'organiser un tel événement avec scène, toilettes, haut-parleurs, éclairage, artistes invités et vente de tickets, la tâche pourrait s'avérer plus compliquée qu'on ne le pense.
Et pour cause, selon Alban M'lan, il ne s'agira plus pour ce promoteur d'aller vendre directement ses tickets. Il devra d'abord obtenir une licence B. "Tout simplement parce qu'il n'est ni propriétaire d'une salle de spectacle ni simple annonceur. Il est celui qui conçoit l'événement, engage l'artiste, prend le risque financier et organise l'ensemble du spectacle. En d'autres termes, l'administration le considère comme un producteur de spectacle. Il doit verser 5 millions de FCFA pour obtenir cette licence", a-t-il fait savoir.

En plus de ce montant, le promoteur devra également déposer une caution bancaire de 5 millions de FCFA comme garantie pour l'État. Elle permet notamment de s'assurer que l'organisateur pourra assumer ses responsabilités en cas de problème, de litige ou de manquement à ses obligations. Et puisque l'espace en question n'est pas une salle de spectacle, l'intéressé devra également débourser la somme de deux (2) millions de FCFA afin d'obtenir une "autorisation spéciale". Ce qui porte le total à 12 millions de FCFA de dépenses uniquement pour les formalités administratives.
"Ce montant ne comprend ni la sonorisation, ni la sécurité, ni la communication, ni la rémunération des artistes, ni la location du matériel, ni les impôts et les taxes. C'est précisément la raison pour laquelle de nombreux jeunes entrepreneurs s'inquiètent aujourd'hui. Ils craignent que cette réforme, pensée pour mieux encadrer le secteur, ne finisse par fermer les portes à ceux qui ont des idées mais ne disposent pas des moyens financiers nécessaires", a-t-il expliqué dans sa publication.
En clair, face à une telle réalité, Alban M'lan se demande à combien ces promoteurs devront vendre leurs tickets. Car, pour lui, dans tout ceci, c'est le public qui sera obligé de supporter toute cette facture salée.