Culture

Licence des spectacles : Asco de Monaco dit non à la ministre et lance un appel aux promoteurs culturels

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L'affaire autour de la délivrance de la licence mise en place par le ministère de la Culture et de la Francophonie continue d'occuper l'actualité en Côte d'Ivoire. Le promoteur du Festival Niangon ma fierté et du Festival Nawa ma région, Asco de Monaco, de son vrai nom Tapé Aristide, vient de se prononcer sur cette mesure qui devrait bientôt entrer en vigueur en Côte d'Ivoire.

"Je suis véritablement et foncièrement opposé au paiement de la licence de promoteur culturel à hauteur de 10 millions de FCFA. Évidemment que nous saluons et approuvons le fait que madame la ministre veuille assainir le milieu. Ce qui permettrait aussi la fluidité dans le milieu. Oui, nous sommes d'accord, mais nous disons que nous pouvons assainir et développer le monde culturel ivoirien sans que nous déboursions une telle somme", a-t-il déclaré dans une publication faite sur ses réseaux sociaux ce vendredi 31 juillet 2026. 

À suivre celui qui est également le président de l'Association des promoteurs culturels et sportifs de Yopougon (APROCSY) : l'immatriculation des promoteurs culturels de Côte d'Ivoire a été faite sans frais. Alors, il ne comprend pas pourquoi il faudrait à présent débourser plusieurs millions "là où plusieurs promoteurs et acteurs culturels peinent à se retrouver financièrement".

"Nous sommes nombreux, très nombreux. Plus que nombreux. Nous qui n'avons pas les 10 millions, nous qui ne pouvons pas payer demain 10 millions, nous sommes très nombreux, madame la ministre. Et nous ne nous reconnaissons aucunement en ces promoteurs qui veulent vous induire en erreur, sans manquer de respect à qui que ce soit", a insisté Asco de Monaco. 

Selon lui, les promoteurs de Côte d'Ivoire qui peinent à s'en sortir ont plutôt des idées pour développer la culture ivoirienne. Et c'est donc d'un encadrement dont ils ont besoin, à en croire Asco de Monaco. D'où son appel à la mobilisation générale.

 "Je demande à tous les promoteurs qui ne se reconnaissent aucunement dans la démarche d'une poignée de promoteurs d'être mobilisés et de rester à l'écoute, car des leaders d'associations culturelles se concertent pour des actions d'envergure qui seront d'abord de se rencontrer, de saluer madame la ministre dans sa volonté d'assainir le milieu culturel, de marquer notre désaccord total avec le paiement de la somme de 10 millions et ensuite de faire des propositions, des suggestions, des motions que nous allons transmettre bien évidemment à madame la ministre de la Culture et de la Francophonie", a-t-il lancé.