
Dans une lettre ouverte intitulée "Non, madame la présidente, vous n'avez pas le droit de dire cela !", publiée ce jour sur sa page Facebook, Steve Beko a tenu à réagir sur les dernières déclarations de Simone Gbagbo sur la division au sein de l'opposition.
"Je fais partie de ces Ivoiriens qui, depuis le début de ce qu'on pourrait appeler le processus électoral, se sont volontairement abstenus de critiquer votre démarche ou vos choix politiques. En votre qualité de présidente d'un parti, vous êtes libre de vos options et ne devez en répondre qu'à vos militants", a d'abord lancé le cadre du PPA-CI, Steve Beko.
A suivre Steve Beko, dans une de ses déclarations, la présidente du MGC, a affirmé que c'est la division de l'opposition qui a créé un climat de peur et de violence dans le pays... Des propos face auxquels Steve Beko s'est dit "choqué", car "ils semblent justifier la répression brutale, physique et judicaire qui s'abat aujourd'hui sur ceux qui ont choisi de ne pas participer à une élection qu'ils jugeaient biaisée et illégitime".

"Il y a quelques mois encore, vous-mêmes dénoncez ces imperfections, affirmant que même unis derrières un seul candidat, les partis d'opposition ne pouvaient espérer l'emporter avec une telle commission électorale (indépendante). Que vous ayez changé d'avis, soit. Mais vous ne pouvez reprocher à d'autres d'avoir conservé la position que vous défendiez vous-même hier, d'autant que les résultats vous donnent tort puisque vous avez perdu, et lourdement", a lancé ce cadre du parti fondé par Laurent Gbagbo.
A le suivre, il est certes vrai que la présidente du MGC n'a pas "reçu le soutien de ses alliés comme ces derniers lui avait promis", mais il ne peut accepter qu'elle "accuse" l'opposition d'avoir "orchestré" la violence.
"En le disant, vous validez la répression, vous cautionnez les arrestations et vous légitimez la peur... N'avez-vous pas, vous-même bravé des interdictions pour défendre la liberté et la justice ? N'étiez-vous pas l'une des figures du boycott actif de l'élection présidentielle de 1995 ? Faut-il alors dire que vous aviez orchestrée la violence et que vous méritiez la prison ? Le 18 février 1992, vous avez subi la répression lors d'une marche pacifique. Étiez-vous pour autant responsable des violences subies ?", a questionné Steve Beko, visiblement très remonté contre Simone Ehivet Gbagbo.