
Dans un communiqué de presse publié ce mercredi 11 mars et dont la rédaction de lavenir.ci a pu consulter, a tenu à "rétablir" la vérité. "Il convient de rappeler que les personnes évoquées dans ce communiqué ont été régulièrement poursuivies, jugées et condamnées, après avoir bénéficié de l'ensemble des garanties du procès équitable, pour des faits de troubles à l'ordre public consécutifs à des attroupements", a-t-il rappelé.
A en croire ce membre issu du ministère de la Justice et des droits de l’Homme, contrairement à la sortie de cette organisation, ces personnes n'ont ni été "arrêtées sans fondement ni condamnées inéquitablement". Car pour lui, le droit à un double degré de juridiction étant consacré en Côte d'Ivoire, les personnes condamnées ont usé de ce droit de condamnation prononcée à leur encontre. "Dès lors, il revient à la juridiction compétente, régulièrement saisie de leur appel, et non aux autorités ivoiriennes, décrocher à un nouvel examen de l'affaire et de statuer sur le bien-fondé des préventions retenues contre elles", a-t-il expliqué.
Qui explique d'ailleurs il précise que, contrairement aux allégations avancées par Amnesty international, en Côte d’Ivoire, aucune femme privée de liberté n'est astreinte à un environnement défavorable au bon déroulement d'une grossesse. "Depuis le début de l'année 2025, quinze (15) femmes enceintes ont été détenues pour diverses et dont cinq (5) ont accouché. Toutes ces femmes ont bénéficié et continuent de bénéficier d'un suivi médical régulier et de l'assistance des7 services sociaux. A ce jour, les femmes enceintes en détention sont au nombre de huit en Côte d'Ivoire. D'où vient-il alors qu'Amnesty International que sort de trois d'entre elles", a-t-il questionné.
En sommes, pour Delbé Zirignon Constant, "il sied de faire observer que le traitement différencié de personnes se trouvant dans une situation identique est constitutif de discrimination. Aussi, Amnesty International devrait se garder de faire une fixation sur les femmes évoquées dans son communiqué, à moins que, pour elle, la situation des autres détenues détenues enceintes ne soit pas digne d'intérêt".