Politique

Conflit Sonko-Faye : Cheick Oumar Doumbia prévient le nouveau président de l'Assemblée nationale

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Politologue et analyste politique malien très respecté et très côté dans son pays et même en Côte d'Ivoire, Cheick Oumar Doumbia, s'est aussi prononcé sur le conflit entre l'ancien Premier ministre Sénégalais, Ousmane Sonko et le président Diomaye Faye.

Dans un post relayé sur Facebook, cet analyste politique a, à l'instar de plusieurs observateurs de la sphère politique du continent, décrypté la situation politique du Sénégal. Il en a d'ailleurs profité pour mettre les choses au clair. "Ce n'est pas parce que votre père est menuisier que, lorsque vous devenez DAF, vous devez travailler comme si vous étiez menuisier. Cela ne fonctionne pas ainsi... Pour quelqu'un qui sait comment fonctionne un parti politique, le secrétaire politique est la boîte pensante. Donc, Diomaye est un acteur majeur du PASTEF", a-t-il déclaré. 

A le suivre, ce n'est pas parce que l'actuel président du Sénégal, Diomaye Faye, a été positionné comme le candidat du PASTEF par Ousmane Sonko lors des élections présidentielles, que le président Faye devrait diriger le pays selon les humeurs de son mentor. En clair, pour Cheick Oumar Doumbia, les réalités de la campagne présidentielle et celles du terrain (la gestion du pays) sont complètement différentes. 

"Parce que c'est là que se situe le problème : entre les messages de campagne présidentielle et la gouvernance, il y a l'urgence et l'essentiel. L'essentiel, c'est le projet porté par le PASTEF, mais l'urgence, c'est l'état actuel du pays : comment gérer la bourse des étudiants, comment faire pour que les trois quarts de la dette du Sénégal ne soient pas détenus par la Côte d'Ivoire...", a-t-il fait savoir.

 Et pour cause, selon lui, Ousmane Sonko pense aujourd'hui que le président a délaissé les idéologies du parti. "Le projet du PASTEF ne peut, en aucun cas, être plus important que la survie économique du Sénégal. Aujourd'hui, la possibilité sera donnée à Sonko, même s'il devient président de l'Assemblée nationale, de décider s'il va permettre au gouvernement sénégalais de faire face aux problématiques actuelles ou s'il va simplement les empêcher de gérer le pays sous prétexte qu'il n'est pas content. Le pays est au-dessus de Sonko, du PASTEF et des députés qu'il a à l'Assemblée nationale", a-t-il insisté. 

De son côté, Ousmane Sonko a effectivement été élu le nouveau président de l'Assemblée nationale du Sénégal. Mais cette arrivée ne devait pas, selon Cheick Oumar Doumbia, être une occasion pour Sonko d'empêcher la mise en oeuvre de la vision que le président sénégalais a du pays. Car, s'il le fait, "Sonko aura tort pour le Sénégal", a-t-il conclu.