Politique

Cissé Bacongo : "Si nous cherchons à tout préserver... alors Abidjan ne se développera jamais"

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Le ministre-gouverneur du District autonome d'Abidjan (DAA), Cissé Ibrahima dit Bacongo, est revenu sur les récentes démolitions qui ont eu lieu dans les communes de Port-Bouët et Koumassi.

Dans un extrait de la conférence de presse du bilan de son département tenue le 16 janvier 2025, Cissé Bacongo avait déjà parlé, prévenu... sur tout ceci. Et ce sont ses propos qu'il a encore rappelés ce lundi 22 juin 2026, dans un post publié sur sa page Facebook.

 Ainsi, à l'écouter, dès lors qu'il a été nommé à ce poste, il avait conscience de toute la responsabilité qui serait sienne. Et ce, dans la mesure où il serait amené à prendre des décisions difficiles pour lui, mais également pour les populations. Mais puisqu'il fallait quelqu'un pour le faire, Cissé Bacongo a décidé d'être cette personne pour faire le "sale job"... pour l'histoire de la Côte d'Ivoire.

"Je dirai que ma mission est une mission difficile. Je l'ai acceptée en pleine conscience en sachant que je ferais du tort à beaucoup de personnes, des inconnus comme des amis et parents, des anonymes comme des illustres", a-t-il fait savoir. Avant d'ajouter : "Je fais le sale boulot, le sale job. Je le fais mais je sais que l'histoire reconnaîtra que je l'ai fait dans l'intérêt commun. On ne peut pas espérer se développer sans faire des sacrifices, c'est impossible. Si nous cherchons à tout préserver, nos acquis, nos travers, nos faiblesses et nos souffrances, alors Abidjan ne se développera jamais. Nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants seront donc condamnés à subir le même sort que nous". 

En clair, toutes ces démolitions, ces déguerpissements où des familles se retrouvent dans la rue, "ce n'est pas de gaieté de cœur" que Cissé Bacongo prend ces décisions, selon lui. "Cela aurait dû être fait depuis longtemps. Mais hélas ! Tout le monde veut plaire. Moi aussi j'aime plaire. Je voudrais plaire à tout le monde : à mes concitoyens, à ceux qui m'entourent...", a-t-il indiqué. Et c'est dans cette volonté de plaire que le ministre gouverneur dit être prêt à tout mettre en oeuvre afin d'achever sa mission. 

"Je voudrais qu'on puisse me dire à la fin de ma mission : ce fut dur pour lui, mais il a essayé. Ce fut compliqué, on l'a conspué, insulté, on lui a jeté des pierres mais à la fin, il a réussi. Alors oui, je fais un sale boulot, le sale job, mais je suis convaincu que l'histoire reconnaîtra que je l'ai fait dans l'intérêt de tous", a-t-il insisté dans ce post où il rappelle ce qu'il avait déjà dit l'année passée. 

Tout est donc clair, tant qu'il y aura des zones à risques, des quartiers précaires au sein desquels la vie des populations peut être en danger d'une manière ou d'une autre, dans le Grand Abidjan, Cissé Bacongo sera bel et bien là... Pour accomplir sa mission.