
Dans des mots choisis de sa presse-bilan tenue le 16 janvier 2025 à l’Hôtel du District au Plateau qu’il a relayés surs ses réseaux sociaux ce lundi 22 juin 2026, Cissé Bacongo insiste sur la complexité de sa mission. Une mission « difficile » selon lui. « Je dirai que ma mission est une mission difficile », insiste-il arguant que c’est en toute conscience qu’il a accepté ladite mission quoi que convaincu que cela ne serait pas de tout repos. « Je l’ai acceptée en pleine conscience en sachant que je ferais du tort à beaucoup de personnes : des inconnus comme des amis et parents, des anonymes comme des illustres », justifie-t-il.
Ministre-gouverneur du District d’Abidjan dont l’une des missions principales est d’assainir le cadre de vie dans sa zone de compétence, Bacongo dit être conscient d’avoir eu le mauvais rôle en paraphrasant l’ex président béninois, Patrice Talon. « Je fais le sale boulot, le sale job, je le fais, mais je sais que l'histoire reconnaîtra que je l'ai fait dans l'intérêt commun. On ne peut pas espérer se développer sans faire de sacrifices, c'est impossible », argue-t-il, justifiant que tout ce qu’il fait au nom du District d’Abidjan se fait dans l’intérêt des Abidjanais. « Si nous cherchons à tout préserver, nos acquis, nos travers, nos faiblesses et nos souffrances alors « Abidjan » ne se développera jamais. Nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, seront donc condamnés à subir le même sort que nous », a-t-il plaidé.
Même s’il sait que l’exécution de sa mission cause probablement des torts, notamment les déguerpissements, les casses et autres recasements, Cissé Bacongo dit prendre toutes ses décisions dans l’intérêt de tous. « Ce n'est pas de gaieté de cœur que je prends les décisions difficiles, mais salutaires pour tous », confie-t-il, relevant qu’à la fin de sa mission, son plus grand désir serait d’avoir la satisfaction des ivoiriens. « (...) C'est d'ailleurs le désir de plaire qui m'obsède et que j'aimerais atteindre à la fin de ma mission. Je voudrais qu'on puisse me dire à la fin de ma mission : « Ce fut dur pour lui, mais il a essayé. Ce fut compliqué, on l'a conspué, insulté, on lui a jeté des pierres, mais à la fin, il a réussi ». Alors oui, je fais un sale boulot, le sale job, mais je suis convaincu que l'histoire reconnaîtra que je l'ai fait dans l'intérêt commun », a-t-il témoigne.
Cette remise au jour de propos vieux de plus de six mois tombe dans un contexte où les ivoiriens décrient certaines façons de faire du District d’Abidjan. Notamment les déguerpissements en période de saison de pluie et d’examens. Certaines municipalités dont Port-Bouët ont déploré le manque de collaboration franche entre le District et la mairie. L’autre fait plus grave concerne le déguerpissement du quartier Koumassi Campement. Un déguerpissement qui s’est avéré être une erreur et pour lequel Alloui Brou Jacques a été interpellé. Deux proches du ministre-gouverneur Cissé Bacongo, le maire de Koumassi et un haut responsable du District d’Abidjan, ont été auditionnés par les autorités.