Politique

Assalé Tiemoko : "On ne restaure pas la confiance en réduisant au silence ceux qui l'ont perdue"

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Le président du mouvement politique, Aujourd'hui, demain, la Côte d'Ivoire (ADCI), Assalé Tiemoko Antoine, vient de réagir, ce jeudi 2 juillet 2026, à la volonté du gouvernement de "faire valider" sa proposition sur la réforme électorale.

Candidat à l'élection présidentielle de 2025 avant de voir ses dossiers être rejetés par le Conseil constitutionnel, Assalé Tiemoko Antoine demeure présent dans les débats politiques de Côte d'Ivoire. Et ces dernières semaines, c'est justement la question de la réforme électorale qui est au menu des discussions.

Ainsi, dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux comme d'habitude, Assalé Tiemoko, a réagi sur la position de gouvernement qui avait déjà fait des propositions sur ce qui sera la nouvelle Commission électorale indépendante (CEI). 

A l'écouter, la dissolution de la CEI, selon le gouvernement de Robert Beugré Mambé, venait des critiques des partis de l'opposition et de la société civile. Qui eux, avaient perdu toute confiance dans son fonctionnement. En clair, pour lui, sans diagnostic, aucune institution ne peut durablement tenir. Sauf que, à l'écouter, le régime d'Abidjan, ne souhaite pas faire dans la consultation populaire afin de mettre ce nouvel organe en place. 

"Pour mettre sur pied le nouvel organe censé réconcilier les acteurs politiques, le gouvernement a annoncé, ce mercredi, ne pas juger utile de consulter précisément ceux dont la confiance faisait défaut. Le choix est alors assumé : soumettre directement le projet à l'Assemblée nationale en faisant l'économie de l'avis des plus sceptiques, comme si la confiance pouvait jaillir d'un processus administratif secret et d'un vote à main levée, soigneusement balisé", a-t-il dénoncé. Car, selon lui, ce n'est pas ce que le Premier ministre avait annoncé la semaine dernière devant les acteurs politiques et organisations de la société. 

"Difficile, dès lors, de ne pas relever le contraste : comment affirmer une telle évidence, puis adopter, une semaine plus tard, une démarche qui nourrit précisément le doute qu'on prétend prévenir ?... Créer un organe électoral dans associer ceux qui doutent, c'est lui transmettre, dès sa naissance, le poids de l défiance qu'il était censé dissiper. Au fond, la règle est simple : la confiance ne se décrète pas, elle se construit. Elle ne se vote pas, elle se partage", a-t-il révélé dans cette publication. 

Et pour cause, selon l'ancien député de Tiassalé, dans l'histoire politique africaine, plusieurs exemples ont montré que sans confiance, un processus électoral est voué à l'échec. Il est donc important, selon Assalé Tiemoko d'avoir des institutions, un organe qui rassure les populations et acteurs politiques avant de le mettre à leur disposition.

 "Sans cela, même les institutions les mieux dessinées reposent sur des bases fragiles, parce qu'elles manquent de ce qui leur donne véritablement vie : l'adhésion. On ne se restaure pas la confiance en réduisant au silence ceux qui l'ont perdue. Et c'est peut-être là le véritable paradoxe de la démarche du gouvernement : en voulant aller plus vite que la confiance elle-même, on finit souvent par rester exactement là où elle s'est arrêtée... et à nourrir le soupçon", a-t-il lancé.

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