
Le maire de la commune de Tiassalé, Assalé Tiemoko, qui est par ailleurs président du parti politique, ADCI, était à la rencontre du gouvernement ivoirien avec les partis politiques de l'opposition et organisations de la société civile.
C'est donc en sa présence que le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, a dévoilé les trois propositions du gouvernement, qui devraient guider le nouvel organe chargé des élections dans le pays. Il s'agit d'un organe chargé de l'organisation matérielle du scrutin ; d'un organe dédié au recensement et à la compilation des votes ; et un organe chargé de la supervision et du contrôle de l'ensemble du processus.
Ainsi, selon Assalé Tiemoko, avec cette proposition, le gouvernement entend garantir davantage de rigueur dans l'organisation des élections, la sincérité du comptage des voix, la traçabilité des procès-verbaux depuis les bureaux de vote jusqu'aux lieux de centralisation des résultats, la transparence de la proclamation des résultats et la neutralité des organes impliqués.
Mieux, cette réforme envisage de promouvoir une meilleure éducation civique et électorale auprès des populations. Face à ces explications du chef du gouvernement ivoirien, Assalé Tiemoko a d'abord souhaité bien examiner toutes ces propositions avant de se prononcer sur le fond.
"Le gouvernement vient d'annoncer la mise en place d'un nouveau mécanisme articulé autour de trois organes. Il convient désormais d'en examiner le contenu ainsi que les modalités d'adoption avant de se prononcer. On peut toutefois relever que la voie unique du ministère de l'Intérieur est écartée", s'est-il désolé.
Car, il faut le dire, Assalé Tiemoko fait partie des personnes qui souhaitaient voir l'organisation des élections en Côte d'Ivoire être confiée à ce ministère. Affaire à suivre...