
Selon l'ADCI, tout est parti d'une plainte du parti au pouvoir visant des propos jugés diffamatoires, injurieux et relevant de la diffusion de fausses nouvelles. Le mouvement relève cependant que le dossier a rapidement évolué vers une inculpation portant sur des faits graves, liés à la crise politique survenue en octobre 2025, avant que Justin Katinan Koné ne soit finalement placé sous mandat de dépôt. Sans se prononcer sur le fond de l'affaire, l'ADCI estime que cette rapidité donne à ce dossier une dimension politique qui dépasse le seul sort de l'intéressé. Pour le mouvement, c'est plus largement la question du pluralisme, de la liberté d'expression politique et de la capacité de l'opposition à jouer son rôle qui se trouve posée.
L'ADCI dit rester attaché au respect des institutions, à l'autorité de la justice et à l'État de droit. Il insiste toutefois sur le fait que toute procédure visant un responsable politique de premier plan doit se dérouler dans le strict cadre des garanties prévues par la Constitution et les lois ivoiriennes. "ADCI réaffirme son attachement au respect des institutions de la République, à l'autorité de la justice et à l'État de droit."
L'ADCI défend l'idée qu'une démocratie ne peut se construire sans une opposition libre et respectée, et que le pluralisme n'est pas une concession faite à l'opposition mais un pilier du système démocratique. Le mouvement plaide pour que les partis d'opposition puissent organiser leurs activités, défendre leurs positions et critiquer le pouvoir sans craindre que ce débat normal ne débouche sur des restrictions de leurs libertés.
Sur cette base, l'ADCI annonce apporter son soutien politique à Justin Katinan Koné, au nom de son attachement aux libertés démocratiques et à la protection des droits fondamentaux. Le mouvement adresse également un message de solidarité à l'intéressé, à sa famille et aux militants du PPA-CI, qu'il décrit comme traversant cette période avec inquiétude.La déclaration se referme sur une mise en garde à portée plus générale ." Ni les prisons, ni les palais présidentiels, ni les majorités parlementaires ne gardent leurs occupants indéfiniment, contrairement aux institutions qui, elles, traversent les régimes."
L'ADCI y voit une raison supplémentaire de veiller à ce que les droits de l'opposition d'aujourd'hui restent protégés, dans l'intérêt de tous les acteurs politiques de demain.