
Dissoute officiellement par l'ordonnance n°2026-265 du 6 mai 2026, la CEI attend toujours d'être remplacée par un nouvel organe. Mais avant la mise en place de ce nouvel appareil, opposition et parti au pouvoir continuent, chacun de leur côté, de réfléchir à la manière de créer un nouvel instrument qui pourrait convenir à tous. C'est en tout cas ce qui se dit ici et là dans les rangs des acteurs politiques dans leur ensemble. C'est dans ce contexte que le ministre Diomandé Vagondo s'est entretenu, le jeudi 1er octobre 2026, avec le président du COJEP, Charles Blé Goudé.
Saluant cette initiative du gouvernement ivoirien, Blé Goudé a insisté sur la transparence de l'organe qui verra le jour. « Le plus important pour nous, c'est que, lorsqu'un avion tombe, on cherche toujours la boîte noire pour découvrir, savoir, rechercher et trouver les raisons du crash, pour ne plus jamais que notre appareil volant tombe. La boîte noire de la crise ivoirienne, c'est l'organe électoral. Il nous faut un organe non pas équilibré comme les gens ont l'habitude de le dire, mais un organe véritablement indépendant, crédible, qui puisse rassurer les Ivoiriens », a-t-il indiqué. Et pour que cette idée se concrétise, il faut également, selon Blé Goudé, insister sur le critère de choix des hommes qui vont diriger cet organe.
Pour l'heure, a-t-il fait savoir, l'opposition ivoirienne est en train de travailler à la production d'un document consensuel qu'elle soumettra au gouvernement. « Nous disons aux Ivoiriens que nous travaillons et nous faisons nos propositions pour que la Côte d'Ivoire ne soit pas un pays à risque électoral où les gens se tuent tous les cinq ans. L'élection, c'est pour confier sa destinée à une personnalité qui a une équipe, à partir du projet de société qu'elle porte et qui doit être une réponse aux préoccupations, aux besoins des populations », a-t-il expliqué à la sortie de sa rencontre avec le ministre Diomandé Vagondo.