
C'était au cours d'une conférence de presse qui s'est déroulée au siège de cette organisation de la société civile, à Cocody. L'arrestation et le placement sous mandat de dépôt du 4e vice-président du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), Justin Koné Katinan, la convocation de certains cadres de ce parti fondé par Laurent Gbagbo et, plus loin, l'exil du président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), Tidjane Thiam, sont les points d'inquiétude soulevés par le premier responsable de la PEC-CI, Ebrin Yao Rémi.
"Cet état de fait constitue un nouvel épisode important de la séquence de tensions politiques ouverte autour de l'élection présidentielle d'octobre 2025, qui a entraîné de nombreuses pertes en vies humaines et des arrestations de partisans de partis politiques de l'opposition, ce qui, de notre point de vue, met à mal la cohésion sociale qui demeure toujours très fragile", a-t-il expliqué. Et c'est dans le but de mettre un terme à cette situation que la PEC-CI a tenu à inviter le président Ouattara à faire preuve de clémence envers ses adversaires.
Et pour cause, à en croire Ebrin Yao Rémi, le numéro un ivoirien avait, en son temps, lorsqu'il était encore dans l'opposition, bénéficié de celle de Laurent Gbagbo, alors chef de l'État de Côte d'Ivoire. "Monsieur le Président Alassane Ouattara, vous avez été l'un des proches collaborateurs et disciples du père fondateur, Félix Houphouët-Boigny. Aujourd'hui, beaucoup d'Ivoiriens n'arrivent pas à comprendre que votre jeune frère, le ministre Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, petit-fils d'Houphouët, se retrouve en exil et n'arrive pas à rentrer dans son propre pays, la Côte d'Ivoire, pour des problèmes liés à sa sécurité", a-t-il déclaré.
Et Ebrin Yao Rémi d'ajouter : "Aujourd'hui et plus que jamais, tous les Ivoiriens ont le regard tourné vers vous, Monsieur le Président de la République, et demandent votre clémence pour mettre fin aux convocations des cadres de l'opposition et des acteurs de la société civile, car vous êtes le père de la nation et le seul bien commun que nous avons, c'est la Côte d'Ivoire." Pour lui, c'est en donnant des instructions fermes que le président du PDCI-RDA rentrera "rassuré" dans son pays.