
Pour le président de l'ADCI, les acteurs de l'opposition et ceux de la société civile n'ont souvent pas leur mot à dire sur cette télévision nationale. Et c'est dans le but de "mettre les choses" en ordre qu'il compte, une fois à la magistrature suprême, rendre à cet outil sa "vraie" mission de service public. "Sur ses antennes, l'opposition, la société civile et les populations pourront librement dénoncer les dysfonctionnements, les injustices et les insuffisances de l'action publique", a-t-il déclaré.
Pour lui, en démocratie, l'on ne doit pas craindre la critique. Au contraire, selon Assalé Tiemoko, la démocratie doit s'en nourrir pour progresser. Et c'est justement ce que compte faire l'ancien député de la commune de Tiassalé. "Je prends devant les Ivoiriens un engagement clair : chaque fois qu'une interpellation sérieuse visera un service public, une administration ou un membre du gouvernement, les responsables concernés devront venir répondre devant la Nation", a-t-il expliqué.
Car pour Assalé Tiemoko, cette action a déjà fait ses preuves auprès des populations de Tiassalé. "Aucun dirigeant ne sera soustrait à l'exigence de redevabilité. Gouverner n'est pas un privilège. Gouverner est un devoir de rendre compte. Cette conception de l'exercice du pouvoir, je ne la découvre pas aujourd'hui. Je la pratique déjà à Tiassalé. Tous les six mois, lors des Journées de redevabilité, les adjoints au maire mis en cause par les citoyens viennent s'expliquer publiquement en direct et sans filtre, devant les populations", a-t-il promis.
Assalé Tiemoko estime que son ambition est de voir chaque citoyen s'exprimer sans craindre de représailles. Car, à l'écouter, "une République forte ne fait pas taire les critiques mais elle oblige les responsables à y répondre".