
"Il faut que nos amis du RHDP sachent une chose. Nous n'avons qu'un stylo, des lettres et des mots comme armes. Laissez-nous nous exprimer !", a-t-il lancé dans sa déclaration à l'endroit du parti politique au pouvoir, le RHDP. À l'écouter, lorsqu'il travaillait encore pour le journal de l'opposition, Le Nouveau Réveil, lorsque le président Laurent Gbagbo était encore au pouvoir, il s'adonnait à cœur joie à porter un jugement critique sur la gestion du pouvoir du président d'alors. Selon lui, les membres de l'opposition de cette époque, aujourd'hui au pouvoir, aimaient bien la plume de l'ancien député de la commune de Tiassalé.
"Lorsque l'inspiration me venait, ma plume pouvait être redoutable. Et à cette époque-là, il faut reconnaître que nos amis du RDR appréciaient beaucoup mes articles, mes analyses et mes pamphlets. Curieusement, ce qui était alors considéré comme un remarquable exercice de vigilance démocratique est devenu aujourd'hui, aux yeux des mêmes personnes, une forme d'agression politique insupportable", a-t-il dénoncé. Le maire de la commune de Tiassalé dénonce l'attitude du pouvoir en place qui, selon lui, n'autorise "plus" la liberté d'expression de la part des acteurs de l'opposition.
Alors que, selon le président de l'ADCI, c'est à cet exercice que le RDR d'alors s'était adonné en 1994, en 2005, puis au sein du RHDP, en 2005 et 2010. "Ce que je faisais hier face au régime Gbagbo avec les applaudissements enthousiastes de ceux qui me veulent malheur aujourd'hui, je continuerai à le faire face au RHDP", a-t-il promis. En clair, Assalé Tiemoko estime que, tant qu'il sera dans l'opposition, il continuera d'apporter un regard critique sur la gestion du pouvoir.
"Mon engagement n'a pas changé. Mon unique préoccupation demeure le bien-être des Ivoiriens. De tous les Ivoiriens. Le président Ouattara lui-même a appelé à l'émergence d'une nouvelle génération d'acteurs politiques. Je ne fais finalement que répondre à son appel... La démocratie n'a pas besoin d'une opposition silencieuse. Elle a besoin d'une opposition vivante. Alors, chers amis du RHDP, laissons de côté les menaces, les intimidations et les fantasmes d'emprisonnement. Faisons plutôt la bataille des idées, parlons des problèmes des Ivoiriens", a-t-il invité dans sa déclaration.