
Lors de la 75ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le 23 janvier, le ministre a signalé une progression inquiétante des cas suspects de choléra. Ceux-ci sont passés de 1 348 à 1 638 en l’espace d’une semaine, entraînant huit décès. Le taux de létalité, fixé à 0,5 %, reste relativement bas, mais la tendance à la hausse suscite de vives inquiétudes. « Cette hausse est alarmante par rapport à la semaine précédente. La vigilance et la coopération de toutes les parties prenantes restent indispensables pour combattre efficacement ces menaces sanitaires », a rappelé le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
À Kinshasa, la capitale, la situation n’est guère plus rassurante. Avec 19 cas suspects et deux décès récemment enregistrés, le risque s’intensifie. Actuellement, 30 patients sont pris en charge dans les Centres de traitement du choléra, contre 25 la semaine précédente. Autrement dit, la courbe continue de grimper. Face à cette recrudescence, Médecins Sans Frontières insiste sur la nécessité d’intensifier les campagnes de sensibilisation et de prévention. L’organisation humanitaire appelle également à renforcer l’accès à l’eau potable et aux soins de santé, conditions essentielles pour endiguer la propagation de la maladie.
Cependant, tout n’est pas sombre. Concernant le Mpox, une lueur d’espoir apparaît : les cas suspects ont chuté de 271 à 133. Les autorités sanitaires assurent que les patients sont suivis dans plusieurs centres spécialisés, ce qui témoigne d’une riposte mieux structurée. L’Organisation mondiale de la santé, de son côté, rappelle que le choléra et le Mpox constituent des problématiques majeures de santé publique en Afrique. Par conséquent, une réponse coordonnée et efficace demeure indispensable. En RDC, les chiffres traduisent l’urgence d’interventions ciblées pour contenir ces épidémies.
Enfin, Dr Kamba a réaffirmé que les actions de riposte se poursuivent sur l’ensemble du territoire. Mais au-delà des mesures institutionnelles, c’est la responsabilité collective qui apparaît comme la clé pour surmonter ces défis sanitaires.