
En effet, au moins deux passagers, une Française et un Américain ,ont été testés positifs à l’hantavirus. Tous deux ont été placés à l’isolement dans leurs pays respectifs, confirmant la gravité de la situation. Dimanche déjà, 94 passagers et membres d’équipage, issus de 19 nationalités différentes, avaient été évacués. Considérés comme des « contacts à haut risque » par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ils devront désormais faire l’objet d’une surveillance sanitaire stricte. Ainsi, l’OMS recommande une quarantaine pouvant durer jusqu’à 42 jours, afin de prévenir toute propagation éventuelle du virus.
À ce stade, six cas confirmés ont été recensés sur huit suspects, dont trois décès. Plus inquiétant encore, la souche identifiée à bord, l’hantavirus Andes, est rare et connue pour sa capacité à se transmettre d’homme à homme, avec un délai d’incubation pouvant atteindre six semaines.
Face à cette menace, les autorités régionales des Canaries ont exprimé leur opposition à l’accostage du navire sur l’archipel. Une décision qui reflète les craintes des habitants, inquiets de voir leur territoire exposé à un virus aussi redoutable. Parti le 1er avril d’Ushuaïa, en Argentine, le MV Hondius incarne désormais, malgré lui, les risques sanitaires liés aux voyages internationaux.