
D’abord, les autorités sanitaires ont confirmé 13 cas positifs après analyses menées par l’Institut national de recherches biomédicales (INRB) de Kinshasa. Ces résultats, obtenus dans la nuit du 14 mai, marquent le début d’une mobilisation régionale.
Ensuite, le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a convoqué une réunion d’urgence afin de coordonner la riposte. Il a précisé que la souche identifiée n’était pas celle dite « Zaïre », mais que des investigations complémentaires étaient en cours pour déterminer la variante exacte.
Par ailleurs, les chiffres communiqués par Africa CDC sont préoccupants : plus de 200 cas suspects et près de 65 décès recensés. Les foyers principaux se situeraient autour des zones minières de Mongwalu et Rwampara, à une centaine de kilomètres de Bunia, capitale provinciale. En outre, la localisation de l’épidémie inquiète particulièrement. L’Ituri, déjà fragilisé par l’insécurité et les conflits armés, est une région frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Le risque de propagation transfrontalière est donc jugé élevé.
Enfin, il convient de rappeler que la RDC est régulièrement confrontée à des résurgences d’Ebola. La dernière en date, dans le Kasaï, s’était achevée en décembre 2025, avec 45 morts sur 64 cas recensés. Elle était liée à la souche Zaïre. Pour l’heure, aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités congolaises. Mais l’annonce de l’agence panafricaine place déjà la région sous haute surveillance, dans l’attente d’une riposte coordonnée.