
Des scientifiques de la Direction de la recherche, des études et de l’évaluation des statistiques (Drees), de l’Inserm et de Santé publique France ont au cours d’une étude répondu à la question des principales causes de décès en France. En décortiquant le « recueil exhaustif des volets médicaux des certificats de décès » enregistrés en 2024, ils ont identifié les grandes causes médicales de mortalité de cette même période. Selon eux, comme chaque année depuis 2005, les cancers demeurent les plus meurtriers, avec 173 502 victimes. Dans le détail, les cancers de l’appareil respiratoire (poumon, bronches, trachée) sont les plus redoutables avec 31 459 décès (18,1%), suivi du cancer colorectal (9,9% des décès) et du cancer du pancréas (8%). Chez les femmes, le cancer du sein est le plus ravageur avec 12 907 décès enregistrés en 2024.
A en croire ces scientifiques, dressent un bilan des principales causes de mortalité en France, en 2004, plus de 641 000 décès ont été enregistrés. Ainsi, rapporté à la population générale, le taux de mortalité des Français connaît une baisse à un niveau historiquement bas - 777,9 pour 100 000 habitants, révèle cette étude de référence. Toutefois, prévient l’étude, cette mortalité « reste significativement supérieure à celle à laquelle aurait conduit la prolongation des tendances 2015-2019 ou 2012-2019 », avant la pandémie de Covid-19 qui avait provoqué un net rebond au début des années 2020.
Sur le détail des principales causes de mortalité en France, indique l’étude, les tumeurs donc les cancers, constituaient en 2024 27,1% des décès et les maladies circulatoires - désignant principalement les pathologies cardiovasculaires - en ont causé 21,2%. Ainsi « la mortalité par tumeur continue de baisser, à l’exception de celle du pancréas en hausse tendancielle, et de celles du poumon, des bronches et de la trachée chez les femmes », notent les trois institutions. Et les décès liés aux tumeurs « concernent des personnes en moyenne plus jeunes que ceux toutes causes confondues », soulignent-elles.
L’une des 3ème grande cause de décès, ce sont les maladies respiratoires qui sont en progression. Celles-ci ont, selon l’étude, causé 8,2% des décès, un chiffre qui n’inclut pas le Covid, dont les morts poursuivent leur baisse. « Cette augmentation s’explique notamment par une épidémie de grippe 2024-2025 caractérisée par un démarrage précoce, avec un pic atteint mi-janvier 2025 », détaille l’étude. Parmi l’ensemble des décès, 4,8% ont une cause inconnue et 16,5% présentent une cause initiale insuffisamment précise, précise l’étude. Des causes imprécises qui comprennent notamment les arrêts respiratoires, la sénilité, les insuffisances cardiaques ou encore les septicémies.