
C'était lors d'un débat organisé dans le cadre des Journées nationales du service public (JNSP). « Je demande aux gens de laisser tomber ces produits, ils sont nocifs et font partie des raisons pour lesquelles on voit de plus en plus de cas d'insuffisance rénale et de maladies cardiovasculaires ces dernières années », a-t-il expliqué. Il a ajouté que la région du Tchologo voit fleurir ces faux médicaments un peu partout : sur les marchés, mais aussi dans certains centres de santé. Pas rassurant.
Pour contrer ça, la direction régionale de la Santé mène des actions de sensibilisation, aussi bien auprès du grand public que des agents de santé qui seraient mêlés à ce trafic. On leur rappelle les risques pour la santé et les sanctions pénales prévues par la loi.
Le Dr Kouakoussui a aussi précisé que le ministère de la Santé a des structures spécialisées, comme la Pharmacie de la santé publique (PSP) et la Direction du médicament, qui veillent à la qualité des médicaments vendus en Côte d'Ivoire. En théorie, les médicaments importés légalement passent par des analyses en labo avant d'être autorisés, même si certains produits arrivent encore à passer entre les mailles du filet.
Le sous-préfet de Ferkessédougou, N'Guessan Gérald, qui participait aussi aux débats, a salué les efforts de la direction régionale. Il a encouragé les habitants à faire confiance aux structures officielles et à suivre les conseils du ministère de la Santé pour leurs soins.