
Cette réunion marque le vrai coup d’envoi du protocole signé en décembre 2025. Un accord massif, puisqu'il prévoit 487 millions de dollars, soit près de 300 milliards de FCFA, pour aider la Côte d’Ivoire à lutter contre le VIH/Sida, le paludisme, et à améliorer la santé des mères et des enfants.
Junaid Munir, le chargé d’affaires de l’ambassade américaine en Côte d’Ivoire, n’a pas caché sa satisfaction. Selon lui, cette première réunion montre que les deux parties veulent vraiment passer des promesses aux actes. « Le gouvernement américain est très fier de ce qu’on construit avec la Côte d’Ivoire dans le domaine de la santé. Grâce à l’implication du ministre, ce premier comité de pilotage s’est très bien passé. Tout avance dans la bonne direction », a-t-il confié.
Pour le diplomate, la santé n’est pas juste une question humanitaire : c’est un vrai moteur pour l’économie et la stabilité du pays. « La santé est essentielle pour l’économie ivoirienne, pour nos échanges commerciaux, et pour la stabilité du pays. On est aux côtés de la Côte d’Ivoire sur plusieurs fronts – sécurité, commerce, emploi – mais tout ça repose sur la santé des gens », a-t-il insisté.
De son côté, le directeur général de la Santé, le Pr Samba Mamadou, a souligné que cette réunion officialise la mise en place des structures qui vont piloter et suivre l’accord au quotidien. « On franchit une étape clé. Les instances qu’on a mises en place vont permettre de faire tourner ce programme concrètement », a-t-il expliqué. Il a aussi rappelé que l’objectif principal est de renforcer durablement le système de santé ivoirien, avec un accent fort sur la santé maternelle et infantile – en phase avec les priorités du Plan national de développement sanitaire et du Plan national de développement.
Avec ce partenariat qui monte en puissance, Abidjan et Washington montrent qu’ils veulent faire de la santé un vrai pilier du développement humain, de la croissance économique et de la résilience du pays.