
L'objectif, faire face aux conséquences sociales et psychologiques des opérations de déguerpissement. L'information a été diffusée le vendredi 03 juillet 2026 par le Programme national de santé mentale (PNSM).
Cette mission, menée conjointement par le PNSM, Médecins Sans Frontières (MSF) et le District sanitaire de Port-Bouët, a pour but d'évaluer les conditions de vie des déplacés, de repérer leurs besoins les plus urgents en matière de santé mentale et d'accompagnement psychosocial, et d'orienter au mieux les actions humanitaires.
Concrètement, des équipes de terrain ont été déployées du 29 juin au 4 juillet 2026 sur sept sites qui accueillent des personnes déplacées dans le district sanitaire de Port-Bouët. Les premières interventions ont eu lieu dans les écoles Groupe scolaire Vridi Canal, Groupe scolaire Vridi Cité et Groupe scolaire Petit Bassam.
En seulement deux jours, 273 personnes ont bénéficié d'un bilan psychosocial et d'une prise en charge adaptée. Parmi elles, 15 cas plus complexes ont été orientés vers la psychiatre de l'hôpital départemental de Port-Bouët pour un examen plus approfondi. Sur ces 15 cas, sept personnes ont accepté d'être accompagnées immédiatement vers la structure de soins de référence par les équipes d'intervention.
Selon le PNSM, cette opération montre la volonté des partenaires institutionnels de coordonner leurs efforts face aux situations de vulnérabilité liées aux déplacements forcés. Elle rappelle aussi qu'il est essentiel d'intégrer systématiquement la santé mentale et le soutien psychosocial dans toutes les réponses humanitaires.
Enfin, le Programme insiste sur l'importance de renforcer les mécanismes d'orientation et de coordination entre les différents acteurs de santé, pour garantir une prise en charge efficace des personnes les plus fragiles.