
Selon le sous-préfet de Bagohouo, Foulé Marius Kouame, tout serait parti d'un différend entre un jeunes des deux communautés. Le jeune guéré, Ballié Jocelyn a voulu mettre aux arrêts une moto appartenant au Malien. Il s'en est suivi une bagarre entre les deux individus. Des membres de la communauté malienne ont tenté de défendre leur compatriote. La bagarre a pris une autre tournure, quand ceux-ci se sont rendus sur les lieux. Ballié Jocelyn a reçu des coups de chevrons sur son corps par ces Maliens. Évacué au centre de santé de Nidrou, il a succombé à ses blessures le samedi 21 du mois courant aux environs de 10h. Informée, la communauté villageoise de Bagohouo n’a voulu entendre raison. Elle a riposté de manière drastique. Des représailles ciblées, en s'attaquant aux parents et proches des jeunes maliens impliqués dans le conflit et le décès de leur frère. Ce sont 26 maisons et des champs de café, de cacao, maïs, riz qui ont été incendiés. Le sous-préfet et le chef du village ont informés la gendarmerie pour limiter les dégâts.

Des blessés et le décès de Ballié Jocelyn. Vingt trois personnes ont été interpellées par la gendarmerie en vue de faire la lumière sur l’affaire. Le chef du village de Bagohouo, Djéhi Lessiehi Etienne déclare avoir été surpris par ses événements. "Je n'étais au courant de rien. Je n'ai fait que constater les dégâts", a-t-il dit.

Au moins 400 personnes, sans abris, se sont réfugiées au domicile du sous-préfet. Des dispositions ont été prises pour assurer leur prise en charge.
Bema Bakayoko