
Si l’initiative de l’État se comprend, elle laisse le privé dans une situation délicate. Depuis la mi-avril 2026, beaucoup d’établissements se retrouvent brutalement sans profs qualifiés. Résultat, les emplois du temps sont chamboulés et les programmes risquent de ne pas être finis à temps.
Le problème, c’est que cette crise survient dans un contexte déjà tendu. Les écoles privées, qui accueillent pourtant beaucoup d’élèves orientés par l’État, attendent toujours le paiement des frais de scolarité. Difficile, dans ces conditions, de retenir les enseignants ou d’en recruter de nouveaux. Pendant ce temps, les nouveaux profs du public perçoivent des primes d’installation… un contraste qui fait grincer des dents.
Sur le terrain, les conséquences sont lourdes. La continuité des cours est rompue, les enseignants restants sont débordés, et certains établissements pourraient même être obligés d’embaucher des personnes non qualifiées. Autant dire que la qualité de l’enseignement en prend un coup. Et le timing ne pourrait pas être pire : " Nous sommes en pleine dernière ligne droite avant les examens nationaux. Les matières scientifiques, qui ont un gros coefficient, sont justement celles où les profs manquent le plus. Les élèves du privé se retrouvent donc privés de révisions encadrées et de corrections d’examens blancs, ce qui ajoute du stress à l’incertitude." a déclaré l'un des responsables de la FENEPLACI.
Face à cette urgence, joindre au téléphone , il ajoute ainsi " il est plus que temps que le Ministère de l’Éducation et les représentants du privé se parlent vraiment. Des solutions transitoires sont nécessaires, maintenir temporairement certains enseignants dans leurs établissements d’origine, régler en priorité les impayés, et surtout, instaurer un vrai dialogue pour éviter que cela ne se reproduise. "a-t-il indiqué . Au terme il a indiqué que , renforcer l’enseignement public, c’est une bonne chose. Mais cela ne doit pas se faire au détriment du privé, qui joue un rôle clé dans notre système éducatif. Par ailleurs , des milliers d’élèves comptent sur une issue rapide et équilibrée à cette crise. Leur réussite en dépend.