
Face aux étudiants et alumnis, le ministre de tutelle, Pr Adama Diawara, ministre en charge de l’enseignement supérieur a exposé la vision du gouvernement, quant à la réduction du phénomène de fuite des cerveaux. Du 11 au 12 juin 2026, les anciens de l’ESCA ont donné des pistes de solutions pour résorber le problème d’insertion professionnelle des étudiants ivoiriens. Entre pérennisation de patrimoine et qualité de formation, les étudiants actuels de l’ESCA ont bénéficié du partage d’expérience de leurs devanciers.
Pr Adama Diawara, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a exhorté les anciens de l’ESCA à se mettre au service de la nation, plutôt que de s’expatrier pour leur carrière. Selon ses dires, 100% ( 64 étudiants) des diplômés de l’ESCA qui ont fréquenté HEC Paris ont continué leurs carrière professionnelles hors de la Côte d'Ivoire. Quant à l’Université polytechnique de Paris, 1/58 étudiants est revenu travailler en Côte d'Ivoire. Face à cela, le gouvernement ivoirien envisage de mettre des balises pour réduire le taux de fuite des cerveaux. " Chercher au niveau de l’administration publique et au privé et des institutions de l’enseignement supérieur à travers le monde, des enseignants de qualité. Il va falloir le faire. Et il y a trois types d’avantages : Cela va diminuer le coût de formation unitaire des étudiants bénéficiants des bourses étrangères. La reprise de la place de hub de la Côte d'Ivoire et la réduction du taux des étudiants ivoiriens qui s’installent hors de la Côte d’Ivoire " , a-t-il expliqué.
Pour rappel, l’ESCA existe depuis 1975. C’est quarante cinq générations d’étudiants qui se sont succédés depuis ces cinquante ans.
Bema Bakayoko