
Début de saison des pluies meurtrières pour la Côte d’Ivoire. 59 décès ont été enregistrés, « un bilan particulièrement lourd », selon le gouvernement. « Relativement aux inondations, le Conseil déplore, cette année, un bilan particulièrement lourd de 59 décès pour ce début de saison des pluies», peut-on lire dans le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 1er juillet 2026.
Pour le gouvernement, c’est « le bilan le plus élevé, avec une vingtaine de morts ». La plupart des décès ont été enregistrés dans la commune d’Attécoubé, et ce, dira le gouvernement « notamment en raison de la recolonisation, par les populations, d’un site d’où elles avaient déjà été déplacées ». Par ailleurs, précise le gouvernement, « aucune victime n’a été enregistrée dans les zones identifiées comme à risque, dont les populations ont respecté les consignes de sécurité du Gouvernement ».
Face à tous décès des suites inondations occasions par la saison des pluies, le Gouvernement « regrette ces pertes en vies humaines, et présente ses sincères condoléances aux familles des personnes disparues ». Aussi, appelle-t-il les populations à respecter les mesures de sécurité édictées, en quittant toutes zones identifiées comme à risque.
A la suite de ces décès, la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Myss Belmonde Dogo, s’est rendue dans ces zones impactées pour constater l'ampleur des dégâts et apporter le soutien du gouvernement à ces populations. « Je me suis rendue aujourd'hui dans ces zones impactées pour constater l'ampleur des dégâts. Au nom du Gouvernement de Côte d'Ivoire, j’ai présenté nos plus sincères condoléances aux familles endeuillées », a-t-elle indiqué dans une note en date du mercredi 1er juillet 2026. Pour la ministre, il est primordial de prévenir toute autre situation qui pourrait arriver, la saison des pluies n’étant pas encore finie.
Sur les causes de ces décès, la ministre Myss Belmonde Dogo confie qu’ils sont pour la plupart dus à « des éboulements et effondrements de murs sur des habitations ». Ainsi, à Yopougon, dénombre-t-on 10 vies arrachées et à Attécoubé, 43 morts, des familles entières anéanties. Tous ces événements, précise-t-elle se sont déroulés les 28 et 29 juin 2026 suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur Abidjan.
Aux populations vivant dans les zones à risque, la ministre les a appelées à se déplacer « pendant qu'il est encore temps », soulignant que préserver la vie reste le plus important. « La solidarité que le président de la République prône n’est pas seulement être présent quand le malheur frappe. C’est aussi l'empêcher en protégeant nos frères et sœurs », a-t-elle prévenu.