Société

Orpaillage illégal : "L'État a failli" dénonce le chroniqueur Ghandy Kué

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« L’État a failli. » C’est le constat sans détour de Ghandy Kué, chroniqueur et intervenant dans “Le Talk des Vacances” sur Life TV. Le débat portait sur la lutte contre l’orpaillage illégal, avec le CIAPOL appelé à se prononcer sur les causes et conséquences. Mais le chroniqueur, lui, n’y est pas allé par quatre chemins.

Pour Ghandy Kué, on ne peut plus parler de simple activité clandestine. « Eu égard à l’ampleur de l’activité qu’on appelle aujourd’hui l’orpaillage illégal, je préfère parler d’orpaillage criminel, parce que c’est un crime. » Un crime qui, selon lui, prospère surtout parce que personne n’a vraiment agi pour l’arrêter. « C’est parce qu’il y a de l’impunité que les gens n’ont pas été suffisamment dissuadés. Pourtant, les lois existent pour sanctionner ce genre de pratiques. »

Il rappelle aussi que les sites d’orpaillage sont parfaitement connus, tout comme les personnes qui y opèrent. Malgré ces informations, aucune action décisive n’a été menée. Et là, Ghandy Kué en remet une couche en citant le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, qui affirmait que l’État avait les moyens d’arrêter quiconque enfreint la loi, « même dans son lit ». Une déclaration qui contraste fortement avec la réalité du terrain. « L’État n’est pas allé chercher, jusque dans leurs lits et là où ils se trouvent, ceux qui alimentent ce phénomène d’orpaillage illégal. » Autrement dit, selon lui, les belles paroles ne remplacent pas l’action. Il appelle donc les autorités à frapper fort contre ce qu’il n’hésite pas à qualifier de crime organisé.

Son passage sur Life TV a marqué par sa franchise et son ton incisif. Mais au-delà de la charge, c’est un véritable appel à l’action qu’il a lancé, alors que l’orpaillage illégal continue de peser lourdement sur la Côte d’Ivoire, que ce soit sur le plan environnemental, social ou sécuritaire. En dernière en date c'est le Prefet d'Agboville a décrié le phénomèène. Et visiblement, le temps presse pour éradiquer le phénomène.