Société

L’orpaillage illégal au cœur des discussions de la Semaine nationale des femmes bâtisseuses

lorpaillage-illegal-au-coeur-des-discussions-de-la-semaine-nationale-des-femmes-batisseuses
© Droits réservés
PARTAGEZ
La lutte contre l'orpaillage clandestin, la dégradation des terres agricoles et la préservation de l'environnement ont occupé une place centrale lors du quatrième panel de la Semaine nationale des femmes bâtisseuses de la nation ivoirienne. Réunies autour du thème ‘’Nourrir le pays, préserver la terre : les femmes, actrices de la souveraineté alimentaire et de la résilience climatique’’, les intervenantes ont tiré la sonnette d'alarme sur les menaces qui pèsent sur les terres cultivables et les communautés rurales.

Le panel 4 ‘’Femme, agriculture et environnement’’, s’est tenu avec la participation de Soro Nassita Siontianvolo, représentante du ministre délégué auprès du ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières, Messou Marie Anne, Delphine Ahoussi, présidente des Femmes productrices et vendeuses de charbon de bois, et Adelaïde Meguhe, présidente des Femmes du vivrier marchand. L'un des messages les plus forts du panel a été la nécessité de sensibiliser les populations rurales aux nouvelles réalités environnementales.

Autrefois, ont rappelé les participantes, l'eau, la forêt et les terres fertiles semblaient inépuisables. Aujourd'hui, les effets conjugués du changement climatique, de la déforestation, de l'orpaillage clandestin et de certaines pratiques agricoles imposent une nouvelle manière de penser la production, ont-elles déploré. Et de conclure que cette situation accroît la charge des femmes, déjà responsables d'une grande partie de l'alimentation familiale, tout en travaillant elles-mêmes dans les champs, les marchés ou les entreprises.

Préserver la terre pour nourrir le pays

Pour les panélistes, la souveraineté alimentaire ne pourra être atteinte si les terres agricoles continuent d'être dégradées. L'orpaillage clandestin, en particulier, ont-elles dénoncé, constitue une menace pour les zones rurales. C’est pourquoi ont-elles lancé un appel à une mobilisation collective pour anticiper les défis à venir et protéger les ressources naturelles.

Les femmes, actrices de la transformation agricole

Au-delà des menaces environnementales, le panel a également mis en lumière l'évolution de la place des femmes dans le secteur agricole. Elles ont encouragé les femmes à porter elles-mêmes leurs projets et à assumer pleinement les financements et les initiatives qui leur sont destinés, afin de sortir d'une logique où elles ne seraient que des figures de façade. Aussi, ont-elles plaidé pour une agriculture plus moderne, mais mieux encadrée.

Ce panel s'inscrivait dans le cadre du colloque national ‘’66 ans après les indépendances : quels acquis pour les femmes et quelles perspectives pour demain ?’’, organisé du 1er au 03 août à l'initiative de Rebecca Yao, présidente de l’ONG Femme ivoirienne en politique, dans le cadre de la Semaine nationale des Femmes bâtisseuses de la nation ivoirienne.