
Au cours de cette rencontre présidée par le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, les préfets des 11 régions ciblées ont reçu leurs dotations. Il s'agit des préfets des régions de l'Indénié-Djuablin, de la Bagoué, du Bounkani, du Cavally, du Gbêkê, du Hambol, de l'Iffou, du Moronou, de la Nawa, du Sud-Comoé et du Worodougou.
Pour toutes ces localités fortement touchées par le phénomène de l'orpaillage illégal, l'État ivoirien a remis au total 30 véhicules pick-up, 35 véhicules de transport de troupes, 300 motos, 12 zodiacs et quelques drones. Ces dons sont destinés aux éléments des forces de la gendarmerie locales afin de rendre plus efficace leur mission de lutte contre l'orpaillage illégal. Ces dons ont été annoncés par le Secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité (CNS), Fidèle Sarassoro.

Pour Téné Birahima Ouattara, ces actions ont pour objectif de donner aux Forces de défense et de sécurité les moyens nécessaires pour remplir efficacement leur mission de protection des populations, mais également de sécurisation des territoires et de préservation des ressources de la Côte d'Ivoire. Car, selon lui, le phénomène de l'orpaillage illégal est devenu, au fil du temps, une préoccupation nationale. « Il ne s'agit pas d'une simple question d'exploitation clandestine de ressources minières. Ce phénomène a des conséquences dramatiques sur la sécurité de nos populations et de leurs biens, la protection de notre environnement, la préservation de nos secteurs agricoles, la qualité de nos ressources en eau et, bien entendu, la cohésion nationale », a-t-il déclaré.

Et c'est justement dans le but de mettre un terme à ce fléau que, selon le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, l'État a décidé d'adopter une posture de fermeté et est désormais déterminé à éradiquer la pratique de l'orpaillage illégal sur toute l'étendue du territoire national. Selon Téné Birahima Ouattara, lors du dernier Conseil national de sécurité, il a été décidé d'instaurer un moratoire de six mois. C'est-à-dire que l'État a décidé de mettre fin à ce fléau dans une période de six mois. C'est d'ailleurs pourquoi l'État a décidé d'observer une tolérance zéro face à ce fléau.
« Il vous revient (aux préfets) de mobiliser et d'impliquer davantage le comité départemental de sécurité et les services civils et militaires dans cette bataille pour l'objectif "tolérance zéro" en matière d'orpaillage illégal. Les véhicules, les moyens de navigation et de renseignement mis à votre disposition doivent ainsi permettre d'améliorer la mobilité, la surveillance des zones sensibles, les capacités d'intervention et surtout la collecte et l'exploitation du renseignement », a-t-il invité, en présence du Général de corps d'armée, Commandant supérieur de la Gendarmerie nationale, Alexandre Apalo Touré.