
À cette suspension s’ajoute une amende de 20 000 dollars. La décision, tombée le mercredi 14 janvier, émane de la commission de discipline de la CAF, saisie en urgence après le quart de finale Maroc–Cameroun (2-0). Ce revers sportif a été suivi d’un épisode houleux qui a coûté cher à l’ancien capitaine des Lions.
Au cœur de la polémique, une action impliquant Bryan Mbeumo. Les images, largement relayées, montrent Eto’o fulminant contre l’arbitrage, allant jusqu’à interpeller publiquement Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, et Patrice Motsepe, patron de la CAF. Pour l’instance, ce comportement franchit la ligne rouge de l’éthique et de la discipline.
Un signal envoyé à tout le continent, en sanctionnant une figure aussi emblématique, la CAF veut rappeler que nul n’est au-dessus des règles, même dans l’intensité émotionnelle d’une phase finale de Coupe d’Afrique. Le message est clair : préserver l’intégrité et l’image des compétitions reste une priorité.
Cependant, la Fécafoot n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué, elle dénonce une sanction « insuffisamment motivée » et pointe des irrégularités dans la procédure disciplinaire. Selon elle, les garanties d’un procès équitable n’ont pas été respectées.
Samuel Eto’o, de son côté, entend utiliser toutes les voies de recours prévues par les règlements. Un bras de fer juridique s’annonce entre la fédération camerounaise et la CAF, ajoutant une nouvelle dimension à une affaire qui dépasse le simple terrain de football.