
Poursuivis pour des actes qualifiés de « hooliganisme », ils ont comparu devant le tribunal de première instance. Toutefois, l’audience a été reportée au 29 janvier, afin de laisser aux avocats de la défense et de la partie civile le temps de préparer leurs dossiers.
En réalité, les faits remontent au 18 janvier, jour où le Sénégal a remporté la finale face au Maroc (1-0 après prolongation). Or, quelques minutes avant la fin du temps réglementaire, des dizaines de supporters sénégalais ont tenté d’envahir la pelouse. Pendant près d’un quart d’heure, les forces de l’ordre et les stadiers ont dû intervenir pour rétablir le calme. De surcroît, plusieurs projectiles ,dont une chaise, ont été lancés en direction du terrain, selon les autorités. Par ailleurs, l’affaire ne concerne pas uniquement des supporters sénégalais. En effet, un ressortissant algérien, présenté par son avocat comme un « citoyen français d’origine algérienne », a également été interpellé et placé en détention provisoire pour des faits similaires. Il comparaît dans le même cadre judiciaire.
Enfin, dans un autre dossier lié aux incidents de la compétition, le tribunal de Rabat a condamné le 19 janvier un supporter et influenceur algérien à trois mois de prison ferme pour « outrage public à la pudeur ». Celui-ci avait diffusé une vidéo dans laquelle il affirmait qu’il allait « uriner » dans les gradins par peur, lors du huitième de finale opposant l’Algérie à la République démocratique du Congo.