
Bien au contraire, elle a laissé des traces profondes. En effet, à la suite d’une fin de match particulièrement chaotique, le jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) a rendu un verdict d’une sévérité exemplaire. Entre suspensions sportives et avalanche d’amendes, l’instance continentale a voulu envoyer un signal fort. D’abord, les sanctions sportives. Le gardien Luca Zidane écope de deux matchs de suspension ferme. Quant au défenseur Rafik Belghali, il se voit infliger quatre matchs, dont deux avec sursis. Ces mesures prendront effet dès les qualifications pour la CAN 2027, ce qui signifie que la sélection algérienne devra débuter sa prochaine campagne privée de deux éléments clés.
Ensuite, le volet financier. Si les joueurs sont touchés, c’est bien la Fédération Algérienne de Football (FAF) qui paie le plus lourd tribut. Condamnée à régler six amendes distinctes, elle doit s’acquitter d’un total de 95 000 dollars. Dans le détail, la CAF a infligé 5 000 dollars pour la bagarre générale survenue au coup de sifflet final, auxquels s’ajoutent 25 000 dollars pour le comportement jugé inapproprié de certains joueurs et officiels. Cependant, c’est l’attitude des supporters qui alourdit considérablement la facture. Pas moins de 65 000 dollars de pénalités sont liés aux tribunes : 5 000 dollars pour l’utilisation d’engins pyrotechniques, 10 000 dollars pour la tentative d’envahir le terrain en forçant les dispositifs de sécurité, et surtout 50 000 dollars pour des gestes qualifiés d’offensants et abusifs. L’instance continentale vise ici spécifiquement l’agitation de billets de banque en direction des arbitres, une accusation implicite de corruption qui a fortement déplu en haut lieu.
Enfin, face à cette pluie de sanctions, la FAF n’a pas tardé à réagir. Elle a annoncé avoir immédiatement engagé la procédure de recours prévue par les règlements, afin de contester la sévérité des mesures et défendre les intérêts du football algérien.