
La course à la succession au Marocain Achraf Hakimi, lauréat du Prix Marc-Vivien Foé RFI-France 24 2025, est véritablement lancée. Et cette édition du prix pourrait être remportée soit par un Sénégalais soit par un Malien. D’ailleurs, aucun joueur de ces deux nationalités n’a été sacré depuis la création du Prix en 2009. Le vainqueur sera annoncé sur les ondes de RFI.

Lamine Camara, milieu de terrain (AS Monaco/Sénégal)
À 22 ans, Lamine Camara n’est plus une promesse : c’est la clé de voûte du milieu monégasque pour sa troisième troisième saison en Ligue 1. Son profil colle parfaitement à l’ADN du Prix Foé : régulier, décisif dans l’ombre, au cœur du jeu, il casse les lignes à la passe, donne du rythme, sécurise la relance.
Formé à Génération Foot comme son idole Sadio Mané, passé par Metz, il s’est installé parmi les milieux qui comptent en Ligue 1, encore davantage depuis l’arrivée de Sébastien Pocognoli sur le banc de Monaco. International confirmé, finaliste de la CAN, il arrive à maturité au meilleur moment pour marquer l’histoire du Prix.

Moussa Niakhaté, défenseur (O. Lyonnais/Sénégal)
À Lyon, le décor est simple : le boss, c’est Moussa Niakhaté. Trente ans, défenseur central, vice-capitaine, transfert le plus cher de l’histoire de l’OL. Il a stabilisé la deuxième meilleure défense de Ligue 1, imposé une culture de rigueur et de leadership, tout en enchaînant les matches malgré une CAN au milieu.
Dans une saison où l’on parle beaucoup des artistes offensifs, il rappelle que ce trophée peut aussi couronner un défenseur, comme l’année dernière avec Achraf Hakimi. Lyon sur le podium, en route vers la Ligue des champions, c’est d’abord sa solidité à lui. Niakhaté n’est pas seulement un stoppeur : il guide la ligne, oriente la relance, et élève le niveau de ceux qui l’entourent.
Mamadou Sangaré, milieu de terrain (RC Lens/Mali)
Son nom a mis quelques semaines à s’installer, puis Bollaert-Delelis s’est mis à le scander : « Sangaré, Sangaré, Sangaré » ! À 23 ans, le milieu malien du RC Lens apparaît comme la carte fraîcheur, la surprise qui bouscule les lignes du vote. Arrivé en Europe à 18 ans, passé par Salzbourg puis Vienne, Sangaré a très vite changé le visage du milieu lensois : récupération agressive, percussion balle au pied, projections tranchantes.
Et dans ce coin du Nord de la France, le numéro 8 malien ravive le souvenir de Seydou Keita, élégant milieu gauche malien. Cette filiation, Mamadou Sangaré ne la fuit pas : il veut même la dépasser. Un podium en Ligue 1 et une Coupe de France encore en ligne de mire peuvent donner à sa saison la dimension nécessaire pour aller chercher le trophée.
Pierre-Emerick Aubameyang, attaquant (Gabon, Olympique de Marseille), Lamine Camara, milieu (Sénégal, Monaco), Bamba Dieng, attaquant (Sénégal, Lorient), Guela Doué, défenseur (Côte d’Ivoire, RC Strasbourg), Martial Godo, ailier (Côte d’Ivoire, Strasbourg), Ilan Kebbal, milieu (Algérie, Paris FC), Hervé Koffi, gardien (Burkina Faso, Angers), Arsène Kouassi, défenseur (Burkina Faso, Lorient), Aïssa Mandi, défenseur (Algérie, Lille), Moussa Niakhaté, défenseur (Sénégal, Lyon), Mamadou Sangaré, milieu (Mali, Lens), étaient les 11 finalistes de l'édition 2026.
