
Vendredi, la FIFA a expliqué dans un communiqué que Partey ne pourra pas quitter le camp de base de son équipe à Smithfield, dans le Rhode Island, pour aller affronter le Panama à Toronto. « Sa demande de visa a été refusée par le gouvernement canadien », a précisé l’instance. « La FIFA n’a aucun pouvoir sur les procédures d’immigration des pays hôtes, y compris sur l’octroi des visas. Comme lors des éditions précédentes, c’est le pays organisateur qui décide en dernier lieu qui obtient un visa et qui peut entrer sur son territoire. »
La Fédération ghanéenne de football n’a pas répondu aux demandes de commentaires. De son côté, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a indiqué que chaque demande est examinée au cas par cas, « en fonction des faits disponibles et des lois en vigueur ». « Le Canada est fier d’être l’un des pays hôtes de la Coupe du monde 2026 et fait tout pour que l’événement soit une réussite, tout en protégeant la sécurité des Canadiens », a déclaré l’IRCC. « Nous avons toujours dit que l’organisation de grands événements ne change rien à nos règles d’immigration. »
Après ce refus, Partey est retourné au camp du Ghana dans le Rhode Island. Il pourra jouer le 23 juin, quand le Ghana affrontera l’Angleterre à Foxborough, dans le Massachusetts. Les Ghanéens termineront la phase de groupes le 27 juin contre la Croatie à Philadelphie.
Partey doit comparaître devant un tribunal en novembre ou plus tard pour des faits qui remontent à son passage à Arsenal, entre 2020 et 2025. Aujourd’hui à Villarreal, en Espagne, il a plaidé non coupable. Un autre joueur de la Coupe du monde, le défenseur marocain Achraf Hakimi, attend aussi son procès à Paris pour des accusations similaires. Le Ghana participe à sa cinquième Coupe du monde sur les six dernières éditions.