
Dans une longue publication sur sa page Facebook, ce samedi 4 juillet 2026, André Silver Konan a expliqué, non sans avec une déception certaine, le pourquoi de l'élimination précoce des équipes africaines qui ont participé à cette Coupe du monde qui se tient aux États-Unis, au Canada et au Mexique depuis le 11 juin 2026. A le suivre, ces éliminations mais en même temps la qualification des deux pays africains ne sont nullement surprenantes. Pour lui, ma différence se trouve au niveau des championnats locaux.
"Des neuf nations africaines qualifiées en 16e de finale, seuls le Maroc et l'Égypte ont été admis en 8e de finale. Rien de surprenant. Le football, ce ne sont pas des sorciers d'Akradjo, ni un fétichiste ghanéen qui fait des prédictions hasardeuses, ni des talismans à la ceinture de joueurs sénégalais, encore moins des palabres dans le Sport au Cameroun, de la Rumba congolaise ou le charme des supportrices cap-verdiennes", a-t-il déclaré d'entrée.
Pour le journaliste, le football dans son entièreté exige une professionnalisation des championnats locaux. C'est de là que tout part. "La Côte d'Ivoire a bâti son équipe sur des joueurs professionnels, pour la plupart, détectés par le sélectionneur, directement en Europe, sans avoir été révélés en championnat national, auparavant. Le niveau du football local va jusqu'à dépeindre sur la capacité de progression des joueurs qui partent à l'international", a-t-il ajouté.

Car, selon lui, c'est le cas de certains joueurs ivoiriens tels que Oumar Diakité et Simon Adingra. Qui ont, certes du talent mais ne progressent pas à la dimension de leurs talents. "Pourquoi ? Parce qu'ils 'e travaillent pas assez. Comme la plupart des Ivoiriens. Comme la plupart des Africains. Je le répète constamment : c'est l'art de se contenter de peu. En effet, la plupart des joueurs africains qui partent d'Afrique de comportent exactement comme le font les peuples dans leurs pays d'origine", a dépeint André Silver Konan.
Qui estime que ces pays africains aiment normaliser la chute des compétences comme des valeurs. "Et nos fédérations sont à l'image de ce défaitisme généralisé, érigé en normes, dans nos pays. Pourquoi sont-ce le Maroc et l'Égypte seuls qui sont qualifiés en 8e de finale ? La réponse est simple. Très simple. Évidente même. Regardons les vainqueurs des championnats de clubs africains", a-t-il expliqué.
Citant par ailleurs les derniers clubs vainqueurs de la Ligue des champions africaine de ces dix dernières années. En pour lui, tout réside dans le sérieux des fédérations africaines de football. "Tant que les présidents de fédérations de football en Afrique seront des bricoleurs, ne rêvons pas. On nous accordera mille places au mondial, nous serons vite éliminés et on dira toujours la même phrase qui cache notre incompétence insupportable, a développer un football sérieux dans nos pays : nous avons une équipe en construction", a expliqué André Silver Konan.