
Du lundi 28 septembre au vendredi 2 octobre, 123 militaires, hommes et femmes, se sont affrontés dans 15 catégories réparties entre quatre disciplines. Notamment , le judo, le taekwondo, la lutte et la boxe. L'objectif , renforcer les aptitudes physiques et opérationnelles des troupes et resserrer les liens entre unités.
Le Colonel Toaly Bai Williams, Chef du Bureau Sport des Armées, a dressé le bilan : 123 récompenses individuelles et 3 récompenses collectives. Au classement des unités, l'Armée de Terre s'impose, devant le Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires (GSPM) et la Garde Républicaine. Il a aussi remercié le chef d'état-major pour son appui financier et logistique, et félicité les athlètes pour leur bravoure.
Pour le Général d'armée Lassina Doumbia, Chef d'État-Major Général des Armées, le sport de combat reste le meilleur révélateur d'un homme. « Il n'y a pas meilleur endroit pour mieux juger de la valeur d'un homme », a-t-il martelé. La raison tient en une phrase : « Là, vous êtes seul, il n'y a personne pour vous aider. »
Contrairement au football, où un joueur de talent peut sauver toute une équipe, le combat ne pardonne rien. « C'est en ce moment qu'on sait si vous avez des ressources morales ou pas », a-t-il lancé. Il a toutefois rappelé que l'on ne demande pas au soldat d'être un expert en arts martiaux, mais de maîtriser les techniques essentielles pour agir en cas de besoin.
Le CEMAG a d'abord salué la régularité du GSPM. Depuis environ trois ans, les sapeurs-pompiers militaires montent sur le podium, en sport collectif comme en individuel. Il a ensuite relevé la « fulgurante progression » de l'Armée de Terre. L'an dernier, son chef de division n'avait pu cacher sa frustration après les résultats des sports individuels. Cette année, la donne a changé, le général y voit le fruit d'un vrai investissement dans la préparation physique et morale des hommes, et dans la cohésion.
À travers cette cérémonie, le Haut Commandement réaffirme la place du sport dans la formation du militaire. L'effort, la maîtrise de soi, la combativité, l'esprit de corps. Autant de qualités que les sports de combat cultivent, au service de l'efficacité opérationnelle des Forces Armées de Côte d'Ivoire.