
La délégation a visité successivement le site de Siporex, où un parking est en cours d'aménagement, la Place Ficgayo, en travaux de bitumage, puis le site Cosmos, où sont installés les chapiteaux destinés aux officiels. Cette visite s'inscrit dans la continuité des préparatifs engagés depuis l'annonce du choix présidentiel de Yopougon comme commune hôte, qu’Adama Bictogo avait présenté, dans une précédente déclaration à la presse, comme un honneur assorti d'une exigence de résultat. « Oui, c'est vrai que c'est une fierté pour nous, mais en même temps, c'est une lourde responsabilité », avait-il déclaré, appelant la commune à démontrer que le chef de l'État « ne s'est pas trompé » en la choisissant.
Interrogé sur le taux d'exécution des travaux, le ministre Hien Sié a livré un bilan nuancé. « Nous ne sommes peut-être pas à plus de 50 %. Les choses les plus compliquées sont presque terminées,
le reste, ça va vite », a-t-il déclaré, avant de fixer une échéance précise. « Il s'agit de tout faire pour être prêts au plus tard le 30 juillet, pour qu'on ait encore une semaine pour faire les ajustements si besoin », a-t-il précisé.
Le réseau routier de Yopougon, commune la plus peuplée de Côte d'Ivoire, fait l'objet d'une attention particulière dans la perspective de l'événement. La municipalité met en avant, depuis plusieurs mois, un programme de réhabilitation de voiries et de ravalement de façades le long des grands axes empruntés par les délégations officielles, en particulier vers la Grande Voie menant à Abobo. Le quatrième pont, présenté par les autorités comme le plus long pont d'Abidjan, ainsi que le marché de gros de Yopougon-Gesco, comptent parmi les grands chantiers structurants déjà livrés ou en achèvement, censés démontrer la transformation du visage de la commune avant même la tenue de la célébration.
Le ministre s'est également exprimé sur l'état du réseau d'assainissement de la commune, régulièrement mis en cause dans la dégradation des routes. Il a écarté toute malfaçon initiale, évoquant des infrastructures conçues il y a dix à quinze ans, désormais sous tension face à l'expansion urbaine. « Ce n'est pas que les réseaux soient mal faits, mais avec la ville qui s'étale, avec les eaux qui arrivent de partout, les réseaux prennent un coup », a-t-il expliqué, précisant que l'État engageait des travaux ciblés, notamment dans la zone de CME à Bingerville, « là où il y a des risques particuliers pour les populations ».
Les préparatifs se poursuivent ainsi dans le respect du calendrier annoncé, avec l'objectif affiché par les deux hommes d'offrir aux populations une célébration à la hauteur de ce rendez-vous national.