
Adama Bictogo a présenté les axes du programme d'une « semaine de l'Indépendance ». L'ouverture le 2 août 2026, d'un Village de l'Indépendance dédié aux artisans locaux et aux communautés de Côte d'Ivoire. Un concert national le 6 août, et une « Nuit de l'Indépendance » le 7 août, jour de la célébration officielle. En ce qui concerne les critères qui ont milité pour le choix de Yopougon, Adama Bictogo a été on ne peut plus clair. « Le choix de Yopougon est de la seule volonté du président de la République. Nous en sommes les bénéficiaires », a-t-il déclaré, écartant toute lecture partisane du dossier. Cette célébration de la fête d’indépendance permet à Yopougon de faire peau neuve. Plusieurs axes routiers ont reçu drs couches de réhabilitation. Notamment, le bitumage de la Place Ficgayo. Un site d'un hectare appelé à devenir un lieu culturel permanent pour la commune. « Vous ne pouvez pas imaginer, la Place Ficgayo, c'est un hectare bitumé. Ça va nous permettre de déployer nos podiums et de programmer nos artistes », a-t-il expliqué, évoquant une capacité d'accueil de 10 000 à 15 000 personnes et la mise en place d'une société chargée de la programmation artistique, pour que les artistes locaux disposent désormais d'un lieu fixe, sans avoir à louer de salle.
Nous aurons un autre visage de Yopougon
Le maire a également cité le marché de gros de Yopougon-Gesco, présenté comme l'un des plus grands d'Afrique de l'Ouest, ainsi que le quatrième pont, qu'il a qualifié de plus long pont d'Abidjan. Selon lui, ces infrastructures, réalisées avant même l'annonce de la fête, démontrent que l'honneur fait à Yopougon s'inscrit dans une transformation plus large de la commune. « Je suis convaincu qu'après le 7 août 2026, nous aurons un autre visage de Yopougon », a-t-il affirmé, en invitant les journalistes à une « Journée Yopougon » pour constater ces avancées sur le terrain.
Concernant la sécurité, alors que quatre pays étrangers sont annoncés pour la célébration, le maire a insisté sur la mobilisation citoyenne attendue des habitants. « Cette journée républicaine
nous impose que, devant l'histoire, nous puissions être tous mobilisés pour le 7 août », a-t-il affirmé, appelant au dépassement des clivages ethniques, religieux et politiques. S’agissant de l’invitation aux pharmaciens de fermer leurs officines, Adama Bictogo dit assumer cette responsabilité. « Il n'y a pas de fermeture des magasins. Mais du 6 au 7 août, un espace qui doit recevoir le président de la République doit être organisé », a-t-il précisé.
Bema Bakayoko