Culture

Eva Guehi pète les plombs : "Moi je n'en peux plus de cette situation"

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L'actualité en Côte d’Ivoire tourne, depuis quelques semaines autour de l'affaire de Fortuné Akakpo et des acteurs ivoiriens en général.

Ce lundi 2 mars 2026, sur le plateau de NCI, c'était au tour de l'actrice Eva Guehi de se lâcher. Dans une prise de parole très incisive, l'actrice ivoirienne a littéralement peter les plombs sur cette affaire qui s'agite autour des acteurs ivoiriens.

"Moi vraiment, je n'en peux plus de cette situation qui en train de se passer sur les réseaux. J'en ai marre que chaque fois, ce sont les Artistes qui, sur les réseaux, doivent tendre la main. Je trouve que ça n'a pas de sens pour un métier qui normalement est censé nourrir son Homme", a-t-elle dénoncé. 

A l'écouter, la situation des artistes ivoiriens avec "A" n'est vraiment pas reluisante. Et donc pour elle, l'heure est vraiment arrivée pour que les choses changent une fois pour toute. "Je me dis qu'en interne, l'heure est arrivée pour que l'artiste prenne ses responsabilités et qu'il puisse faire ce qu'il doit faire", a-t-elle expliqué. 

Car, pour cette excellente actrice qui joue en ce moment dans la série "Les Nounous", cette situation ne saurait arrivée en Europe. Et pour cause, à la suivre, chaque acteur européen ou même américain a parfaitement connaissance de ses droits et devoirs dans ce secteur. "... mais ici, malheureusement, tu pinces un acteur, il va te parler et tu sauras qu'il ne maîtrise pas", a-t-elle fait savoir. C'est donc dans le but de changer la donne qu'elle a profiter de l'antenne pour lancer un appel au Bureau ivoirien du droit d'auteur (BURIDA). 

"J'en appelle aussi au BURIDA pour divulguer les informations pour qu'on puisse avoir conscience et connaissance de nos droits et en fonction de ça, on saura comment se défendre", a-t-elle invité. 

En clair, pour Eva Guehi, même si la situation des acteurs est difficile à tenir, certains producteurs n'ont plus ne sont pas libres de tout reproche. "Il ne faut pas oublier aussi que dans notre milieu, il y a des producteurs malhonnêtes qui, avec le peu qu'ils gagnent encore, donnent des miettes aux acteurs", a-t-elle confié. 

Pour elle, selon certains témoignages, il y a bien des producteurs qui, une fois qu'ils reçoivent des financements pour la production de leur projet, n'utilisent pas l'argent à bon escient. "Si un producteur prend la somme de 100 millions, il peut garder 50 millions pour lui seul. Et c'est avec 50 millions qu'on va faire le projet. Je vous dit qu'il y a des gens qui reçoivent des cachets de 300 mille francs pour un projet de six mois. Et ce qu'on ne doit pas oublier, il y a des modalité de paiement. Et après, tu ne vois pas ce que tu as faut avec l'argent", a-t-elle dénoncé. 

Il faut dire que la situation socio-professionnelle des acteurs du cinéma ivoirien est peu à peu en train d'être mise à nu. Tout ceci pourrait donc déboucher à la mise en place d'un cadre afin de bien structurer le secteur. Et ce, pour le bonheur des acteur du cinéma qui, depuis des générations font le bonheur des populations.