Culture

Tout savoir sur les étapes à franchir avant la soumission d’un manuscrit à une maison d’édition

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Dans une mise au point destinée aux écrivains en herbe, publiée sur la toile, François d’Assise N’dah explique, étape par étape, comment soumettre un manuscrit à une maison d’édition. 

L’écrivain insiste sur la correction du texte, le dépôt auprès de plusieurs éditeurs, la patience nécessaire tout au long du processus et l’intérêt, pour les débutants, de privilégier l’édition à compte d’éditeur. Beaucoup d’auteurs débutants imaginent encore que les écrivains qui ont déjà publié des livres peuvent facilement leur ouvrir les portes des maisons d’édition. François d’Assise N’dah rappelle, d’emblée, que « ce n’est pas vrai » et que tous les auteurs, confirmés ou débutants, sont soumis aux mêmes règles.

Corriger avant de déposer le manuscrit

Avant toute démarche, il recommande de faire relire et corriger le manuscrit. Cette correction peut être confiée à des proches ou à des amis ayant des aptitudes en écriture, mais aussi à des correcteurs professionnels. L’auteur précise que ces derniers factureront naturellement leurs services. Une fois le travail de correction, voire de réécriture, achevé, le manuscrit doit être prêt pour la soumission.

Déposer chez plusieurs éditeurs

Ensuite, l’écrivain conseille d’imprimer le manuscrit en plusieurs exemplaires, de le faire relier, puis de le déposer auprès de deux ou trois maisons d’édition choisies. À ce stade, des reçus de dépôt sont remis à l’auteur pour attester de la procédure. Chaque maison d’édition procède ensuite à une lecture du texte afin d’en évaluer la qualité. Si le manuscrit correspond aux exigences de la maison et à sa ligne éditoriale, un contrat peut être proposé. Dans le cas contraire, l’auteur est invité à retirer son texte, ainsi que le rapport de lecture qui justifie le refus. François d’Assise N’dah insiste sur l’utilité de ce document, qui permet de retravailler le texte avant une nouvelle soumission.

Patience et choix éditorial

L’auteur avertit aussi que les délais de lecture varient fortement d’une maison à l’autre, allant de trois mois à un an, parfois deux. Même après acceptation, l’édition n’est pas immédiate, car chaque maison suit sa propre programmation interne. « De l’acceptation à l’édition, il peut se passer d’un à trois ans », prévient-il, invitant les auteurs à la patience. Enfin, François d’Assise N’dah estime que ceux qui manquent de patience peuvent se tourner vers l’auto-édition, tout en soulignant que cette option « n’est pas forcément une garantie de qualité ». Pour les débutants, il recommande, autant que possible, « l’édition à compte d’éditeur », qu’il juge plus exigeante, mais gratuite et souvent plus qualitative. Il conclut en espérant avoir été utile à ceux qui souhaitent publier leur premier manuscrit.

Raymond YAO