
Samedi 9 mai 2026, à la Bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire, sise au Plateau, aura lieu le 10e Congrès électif du président de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI). Elue à la tête de cette organisation, lors du 9e Congrès du 13 août 2022, Dr Hélène Wagga Lobé, connue aussi sous le nom d’Hélène Lobé, se présente à sa propre succession.
Pour ce faire, elle présente un bilan qui bat les cartes en sa faveur.
Troisième femme à diriger l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) depuis sa création en 1986, Dr Hélène Lobé a succédé à Macaire Etty en 2022. Entre sens du devoir et engagement en faveur de la promotion des écrivains du pays, elle a tenu ses promesses de campagne qui, aujourd’hui, la positionnent comme la candidate idéale pour tenir les rênes de la structure.
Doter l'AECI d'un siège social
Pour son premier mandat, Dr Hélène Lobé a pris l’engagement de construire un siège, digne de ce nom, pour le meilleur fonctionnement de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire. Présidente dynamique et faisant preuve de responsabilité, elle n’a pas fait que tenir un discours, elle a agi de manière concrète. « Ce lieu doit devenir un phare pour les talents confirmés comme pour les jeunes plumes en devenir », a-t-elle souligné le 2 août 2025, lors de l’inauguration du siège de l’AECI. Situé dans la commune de Cocody, au quartier Plateau Dokui, cet édifice fait la fierté des écrivains de Côte d’Ivoire.
Dynamiser les adhésions et motiver les écrivains
Les chiffres des adhésions des écrivains à l’AECI sont au vert. On enregistre plus de 550 personnes qui ont intégré l’organisation. Une hausse significative des adhésions a été constatée durant ce premier mandat. On sent la touche de la spécialiste en Communication relative à la promotion de la faîtière auprès des écrivains.
Si les chiffres ont connu ce bond qualitatif, c’est bel et bien parce qu’elle y a travaillé, menant actions concrètes et communiquant efficacement sur l’importance de cette structure qui continue de faire le bonheur de ses membres.
Restructurer le site www.aeci.ci en plateforme interactive
Voulant assurer le meilleur fonctionnement de l’AECI, Dr Hélène Lobé ne l’a pas gérée en sens unique. Consciente que le numérique est, de nos jours, la porte qui ouvre le monde et s’ouvre au monde, surtout que l’AECI concerne les écrivains, elle a œuvré à restructurer la plateforme numérique. Dans ce sens, le nom de domaine a été récupéré (www.aeci.ci), l’espace de publication pour chaque écrivain membre a été créé et l’adhésion et le renouvellement en ligne ont été rendus disponibles.
Renforcer la solidarité et la proximité entre les membres
Pour donner sens à ces deux valeurs, l’enseignante-chercheure à l’Université Félix-Houphouët-Boigny de Cocody (UFHB), précisément au Département de Lettres modernes, n’a pas tergiversé. Au contraire, elle a initié des actions réalistes pour assurer la solidarité et la proximité entre les membres de l’AECI. « Nous avons parcouru la Côte d'Ivoire pour apporter réconfort et soutien à nos confrères et consœurs (dédicaces, obsèques, mariages, naissances, etc.) », fait-elle savoir.
Réfléchir à la condition de l'écrivain ivoirien
Et que dire de la condition de l’écrivain ivoirien ? Sous son impulsion, les « Assises sur la condition de l'écrivain en Côte d'Ivoire ont été organisées avec la participation de partenaires, acteurs du livre et institutions ».
Tenir une telle promesse de campagne, dans le contexte où le secteur n’est pas toujours mis en lumière, n’est pas une sinécure. C’est la manifestation du sens de la responsabilité et du réalisme d’une dirigeante qui parle moins, mais agit plus.
Faire rayonner l'AECI au plan national
Le rayonnement de l’AECI au plan national n’est plus une vue de l’esprit, aujourd’hui. Dr Hélène Lobé est parvenue à la placer dans le concert des associations dont l’importance n’est plus sujette à caution. L’AECI figure non seulement sur la liste du protocole d'État de Côte d'Ivoire, mais surtout, elle est invitée aux cérémonies nationales. Sa présence à la 16e édition du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA), tenue du 28 avril au 2 mai 2026, en est l’une des preuves les plus tangibles. On ne peut donc être étonné si, actuellement, l’AECI est reçue et invitée par des représentations diplomatiques et institutions d'État.
« Qui peut le plus, peut le moins », l’enseignement d’Aristote cadre bien avec le cas de Dr Hélène Lobé. Un second triennat ne sera pas de trop. Bien plus !
Raymond YAO