Culture

Décès à Abidjan de l’artiste-peintre martiniquais Mathieu-Jean Gensin : La ministre Françoise Remarck salue la mémoire d’un « artiste bâtisseur de ponts entre les cultures » 

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La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a rendu un vibrant hommage à l’artiste-peintre martiniquais Mathieu-Jean Gensin plus connu sous le nom de Xisparu, décédé le mercredi 1er juillet 2026 à Abidjan. Elle a salué la mémoire de cet « artiste visionnaire, bâtisseur de ponts entre les cultures ». 

La ministre de la Culture et de la Francophonie a annoncé le vendredi 02 juillet 2026 « le rappel à Dieu, le 1er juillet 2026 à Abidjan, de l’artiste-peintre martiniquais Mathieu-Jean Gensin, affectueusement connu sous le nom de Xisparu ». Un « artiste visionnaire, bâtisseur de ponts entre les cultures » dont la disparition, a déploré la ministre Françoise Remarck, porte un coup dur aux communautés ivoiriennes, antillo-caribéenne de Côte d’Ivoire et des Antilles. « La Côte d’Ivoire perd un immense artiste, mais son œuvre et les valeurs qu’il a portées continueront de vivre dans notre mémoire collective et dans le cœur de tous ceux qu’il a inspirés», a-t-elle témoigné dans un message d’hommage publié sur ses réseaux sociaux. 

Né au Lamentin, en Martinique, Mathieu-Jean Gensin a choisi, dès 1959, à la veille de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, de faire de la Côte d’Ivoire sa terre d’adoption, a indiqué la ministre Françoise Remarck qui précise que « ce choix de cœur témoigne de son profond attachement au pays qu’il a choisi et auquel, il a consacré l’essentiel de sa vie et de son talent ». Formé à l’École des arts appliqués de Fort-de-France, diplômé des Arts décoratifs de Nice et des Beaux-Arts de Paris, l’artiste-peintre aura marqué l’histoire des arts plastiques en Côte d’Ivoire. « L’illustre disparu a profondément marqué l’histoire des arts plastiques en Côte d’Ivoire et en a inspiré plus d’un. Aux côtés de Serge Hélénon et de Louis Laouchez, il a participé à la création de l’École négro-caraïbe en 1970, un courant artistique majeur qui a inspiré l’émergence du mouvement Vohou-Vohou, devenu l’une des expressions les plus emblématiques de l’art contemporain ivoirien », a-t-elle confié. 

Malgré sa disparition, souligne la ministre de la Culture et de la Francophonie, cet « artiste visionnaire, bâtisseur de ponts entre les cultures caribéenne et africaine » laisse un héritage artistique et humain considérables.  « Son œuvre continuera d’inspirer des générations d’artistes et de témoigner de la richesse du dialogue entre nos peuples », assure-t-elle convaincue que l’œuvre et les valeurs portées par l’artiste continueront de vivre dans notre mémoire collective et dans le cœur de tous ceux qu’il a inspirés.

À sa famille, à ses proches, ainsi qu’à la communauté artistique et à tous ceux qui l’ont connu et aimé, la ministre Françoise Remarck adresse l’expression de sa profonde compassion tout en saluant l’engagement de l’artiste-peintre « pour le rayonnement de notre écosystème et pour la transmission à plusieurs générations ».