Culture

Alain Tailly à David Tayorault : "Quarante années de création ne peuvent être effacées par l'indifférence des Hommes"

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Au lendemain de sa sortie sur le Prix national d'excellence qui l'a, encore, "ignoré" cette année 2026, David Tayorault est sorti de sa réserve pour exprimer son "dégoût" après tant d'années passées à promouvoir la culture ivoirienne.

Et si David Tayorault, artiste, auteur-compositeur et interprète, n'a pas, encore, reçu la reconnaissance nationale, il peut toutefois compter sur ses pairs. C'est le cas du Dr Alain Tailly Glohi, lui aussi artiste. Dans une publication postée ce mercredi 5 août 2026 sur ses réseaux sociaux, Alain Tailly a souhaité réconforter son compagnon de lutte. À l'en croire, toutes ces années de sacrifice, de passion et de transmission ne peuvent être effacées par la volonté de certaines personnes. 

"Ce matin, en lisant ton post, je n'ai pu retenir mes larmes. Hélas ! Il arrive que notre pays ressemble à une mère qui dévore ses propres enfants. Mais faut-il seulement pleurer et se plaindre lorsqu'on a accompli de si grandes et si belles choses ?", s'est-il interrogé. Pour lui, "quarante années de passion, de création et de transmission ne peuvent être effacées par la méchanceté revancharde de certains dirigeants, l'ingratitude du présent ou l'indifférence des Hommes". Car, pour Alain Tailly, derrière David Tayorault qui est connu comme le faiseur de hits, il y a des centaines de chanteurs révélés, des milliers de jeunes encadrés, formés, inspirés et positivement transformés. 

En clair, si Alain Tailly dit comprendre la frustration de son camarade avec qui il a connu ses débuts dans le milieu musical, il a tout de même tenu à l'inviter à ne "pas douter de sa place". "Tu n'es pas en marge de la musique ivoirienne. Tu es une part vivante, féconde et incontestable de son histoire. Certaines personnes peuvent t'oublier, te tourner le dos ou tenter de minimiser ton œuvre. Mais nous, tes frères d'art et de route, nous n'oublierons jamais qui tu es, ce que tu as donné et tout ce que tu as rendu possible", a-t-il encouragé.

 "Comment oublier notre jeunesse flamboyante à Divo avec le groupe Woya ? Comment oublier la grande sollicitude du président Félix Houphouët-Boigny qui mettait parfois l'avion présidentiel à notre disposition pour nos déplacements ? Comment oublier les stades conquis à travers l'Afrique, les foules soulevées par notre musique et tous ces pays gagnés par la Woyamania ?", s'est-il interrogé à nouveau.