Économie

Chute des prix du cacao sur le marché mondial : Les pays de l’Organisation internationale du Cacao à la recherche de solution

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© DRL’ICC se prépare à faire face aux éventuelles crises du cacao sur le marché mondial (PH : DR)
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Les pays de l’Organisation internationale du Cacao à la recherche de solution Le Directeur exécutif de l’Organisation international du Cacao (ICC), Michel Arrion et Aly Touré, porte-parole, des pays producteurs de Cacao ont co-animé une conférence de presse, le mardi 31 mars 2026 au siège de l’ICC à Abidjan.

Le marché mondial du Cacao vit une crise depuis, le début de l’année 2026. Les cours ont perdu environ 70%. La tonne est passée de 11 000 dollars (6 275 500 F CFA) en début 2024 à environ 2900 dollars (1 654 450 F CFA) en mars 2026. Selon les experts du marché du Cacao, cette chute est due à la diminution de la consommation de la fève à travers le monde. Ce qui a emmené les industriels à revoir leurs offres et redéfinir leurs modèles économiques. En vue de trouver des pistes de solution pérenne aux éventuelles crises du Cacao qui pourraient survenir, le collège des producteurs des 23 pays qui représentent 95% de la production mondiale de cacao de l’ICC se réunira les 08 et 09 avril 2026 en vue d’analyser la situation du marché du Cacao. La première réunion se tiendra par visioconférence et la second en présentiel à Bruxelles.

Nous devons être en mesure de déterminer des actions à court et long terme de soutien aux producteurs

Ils essaieront de  trouver des pistes de solutions et d’explorer plusieurs options stratégiques pour soutenir le cours du cacao. Néanmoins, la mise en œuvre de ces stratégies pose des défis politiques et commerciaux pour les pays membres de l’ICC.  L’objectif de cette réunion est de discuter de l’évolution actuelle du marché, en particulier de la question de la baisse des prix du cacao. Également de son effet négatif sur les revenus des cacaoculteurs et des pays producteurs qui dépendent du cacao. Ainsi que des mesures visant à affronter ces défis tout en assurant la pleine conformité aux lois antitrust et aux lois sur la concurrence internationale, et la protection des consommateurs. « Nous devons être en mesure de déterminer des actions à court et long terme de soutien aux producteurs. Il nous faut la transparence du marché et une bonne dose d’équité. Car l’indicateur principal de référence pour estimer la demande industrielle est le volume de broyage », a précisé Aly Touré. 

Modèle brésilien du café 

Comme solution à la volatilité des prix, Aly Touré a souhaité la mise en application du modèle brésilien dans la vente du café. Celui de la promotion de la transformation et la consommation par les populations locales. « C’est la volonté politique de chaque Etat membre. L’ICC n’a pas les moyens d’obliger un pays à transformer le cacao s’il ne veut pas le faire », a-t-il précisé.

Diversification des marchés 

Face à la saturation des marchés européens et américains, Michel Arrion a recommandé aux pays producteurs de cacao de diversifier leurs marchés. Notamment la Chine et l’Inde. « Il y a 1 500 000 de consommateurs en Inde.   Il y a une classe moyenne qui a un fort pouvoir d’achat. Des centaines de milliers de tonnes pourraient être consommés par le marché indien. Je vise aussi l’Asie du Sud-Est qui représente plus de 3 milliards de consommateurs où sûrement 20% pourraient devenir consommateurs à termes », a -t-il préconisé. 

Bema Bakayoko

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