Économie

Lutte contre la criminalité économique et financière : Une quarantaine de magistrats et d’Officiers de police judiciaire outillés par l’AGRAC à Daloa

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Une quarantaine de magistrats et d’Officiers de police judiciaire (OPJ) du ressort de la Cour d’Appel de Daloa ont été formés, du 06 au 09 juillet 2026, par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC) sur les questions de la lutte contre la criminalité économique et financière.   

Après Abidjan en mars 2026, puis la formation des magistrats et des Officiers de police judiciaire relevant du ressort de la Cour d’Appel de Bouaké du 15 au 18 juin 2026 à Bouaké sur les questions d’enquêtes financières, de procédures de saisie et de confiscation des avoirs criminels, l’AGRAC a organisé deux sessions de formation à l’intention d’une quarantaine de magistrats et d’officiers de police judiciaire du ressort de la Cour d’Appel de Daloa. Ces sessions de formation, à en croire l’AGRAC, s’inscrivent dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale engagés dans la lutte contre la criminalité économique et financière. 

Ainsi, les magistrats du ressort de la Cour d’Appel de Daloa ont été formés les 06 et 07 juillet 2026, puis les Officiers de police judiciaire les 08 et 09 juillet 2026. Des sessions de formation qui ont porté sur les enquêtes financières, l’exploitation du renseignement financier, l’identification et la localisation des avoirs criminels, ainsi que sur les procédures de saisie, de confiscation et de gestion des biens placés sous-main de justice. Les travaux ont été animés par deux experts de l’Agence, Romain Ouattara, Directeur des Affaires juridiques, et Goua Koffi, Directeur des Opérations, qui ont partagé leurs expériences avec les participants. 

Représentant à cette occasion le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Daloa, Aboubakary Coulibaly, a salué l’initiative de l’AGRAC tout en rappelant l’engagement de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre la criminalité économique et financière. Il a par ailleurs exhorté les participants à jouer pleinement leur rôle dans l’application efficace des lois, rappelant que leur responsabilité est déterminante dans la réussite du dispositif national de lutte contre la criminalité économique et financière.

Au nom du Directeur Général de l’AGRAC, Ouattara Bourahiman, Directeur Général Adjoint, a rappelé les réformes engagées par la Côte d’Ivoire pour renforcer son cadre juridique, conformément aux standards internationaux en matière de saisie, de gestion et de confiscation des avoirs criminels. Il a également insisté sur l’évolution des modes opératoires des organisations criminelles, qui recourent désormais à des stratégies sophistiquées pour dissimuler, transférer et réinvestir les produits de leurs activités illicites. 

Avec pour ambition de doter l’appareil judiciaire d’outils juridiques et opérationnels permettant aux magistrats et aux OPJ de conduire des investigations patrimoniales plus efficaces et de priver les auteurs d’infractions des profits tirés de leurs activités illicites, l’AGRAC a misé sur la formation et le renforcement des capacités des acteurs clés de la lutte contre la criminalité économique et financière. Au cours de ses différentes sessions de formation, l’AGRAC outille les magistrats et OPJ sur les questions d’enquête pénale, la recherche, la saisie, la gestion et la confiscation des avoirs criminels, lesquelles constituent des leviers essentiels pour affaiblir durablement les réseaux criminels.

Créée par le décret n°2022-349 du 1er juin 2022, tel que modifié par le décret 2022-982 du 21 décembre 2022, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels a pour principales missions, entre autres à recouvrer les avoirs criminels gelés, saisis ou confisqués dans le cadre de procédures pénales ou administratives, à mener toute action d'information destinée à faire connaitre son action et à promouvoir de bonnes pratiques en matière de saisies et de confiscations, auprès des partenaires nationaux. À travers donc ces formations, l’AGRAC réaffirme sa volonté de consolider la coopération avec les juridictions et les services d’enquête afin d’améliorer l’efficacité des investigations patrimoniales et des procédures de saisie et de confiscation. Une synergie indispensable pour faire en sorte que le crime économique ne soit plus jamais une activité rentable en Côte d’Ivoire.