Économie

Loi de finances rectificative du budget de 2026 : Les Députés donnent quitus à Adama Coulibaly

loi-de-finances-rectificative-du-budget-de-2026-les-deputes-donnent-quitus-a-adama-coulibaly
© Droits réservés
PARTAGEZ
Les députés membres de la Commission des Affaires Économiques et Financières (CAEF) de l'Assemblée nationale ont approuvé, le jeudi 5 novembre 2026, les deux projets de loi de finances présentés par le ministre de l'Economie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly.

Il s'agit du projet de loi de finances rectificative portant budget de l’Etat pour l’année 2026 et celui du règlement du budget de l’Etat au titre de l’année 2025. Concernant le projet de loi de finances rectificative du budget 2026, l’émissaire du gouvernement a indiqué dans son exposé des motifs, qu’au total, les modifications induites se traduisent par une hausse globale nette du budget de l’année 2026 de 22 531 790 041 FCFA, portant son niveau à 17 372 683 772 424 FCFA contre 17 350 151 982 383 FCFA initialement prévu. « Le budget de l’Etat pour l’exercice 2026, à la suite des modifications opérées, s’équilibre en ressources et en charges à 17 372 683 772 424 FCFA. Il est composé de recettes et de dépenses budgétaires, de ressources et de charges de trésorerie ainsi que de recettes et de dépenses des Comptes Spéciaux du Trésor », stipule l’article 1 dudit projet. L’exécution du budget 2026, a fait savoir le ministre, se déroule dans un environnement international marqué principalement par l’intensification des crises au Moyen-Orient, avec le blocage du détroit d’Ormuz avec pour conséquence une hausse significative du cours du pétrole.

Pour le deuxième projet de loi, le budget de l’État au titre de l’année 2025, s’est exécuté, dans un contexte socio-économique stable grâce à la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2021-2025. Ainsi, la croissance économique est ressortie à 6,5% en 2025 contre 6,0% en 2024, a confié l’émissaire dans son exposé de motif. Au niveau des finances publiques, l’exercice 2025 a été marqué par la poursuite des efforts visant à renforcer la gestion économique et financière de l’Etat. Et ce,  à travers l’amélioration du recouvrement des recettes intérieures, l’optimisation dans la gestion des dépenses publiques et la consolidation de la viabilité de l’endettement public. Ces efforts ont permis de ramener le déficit budgétaire à 3% du PIB, respectant ainsi la norme communautaire au sein de l’UEMOA. « L’ensemble de ces opérations d’aménagement budgétaire s’est équilibré en ressources et en dépenses à 124 933 047 677FCFA, portant ainsi le niveau du budget de l’Etat de 15 339 170 690 054 FCFA à 15 464 103 737 731 FCFA », a relevé le ministre Adama Coulibaly.

Répondant aux préoccupations des des Députés, Adama Coulibaly a réitéré que la question sociale fait partie des priorités du gouvernement. Tout en précisant que le taux de pauvreté qui était de 51% est passé à 37% en 2021. Avant de rassurer que ce taux va baisser davantage.

Sujet associé